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Luminus met en avant ses efforts en faveur de la biodiversité

Un exemple de mesures mises en place : les barrières électriques qui empêchent les poissons de prendre la mauvaise voie lors du passage d’un barrage.

Quelle cohabitation entre la faune sauvage et la production d’énergie renouvelable ? Luminus y a consacré ce mercredi une journée d’étude à Liège. Une manière de mettre aussi en avant ses efforts en la matière. Car cette société est notamment active dans l’éolien et dans l’hydroélectrique. Des milieux où tant les éoliennes que les centrales hydroélectriques ont un impact sur les animaux voisins, et donc sur la biodiversité.

Dans la transformation de la force de l’eau en électricité par exemple, diverses mesures sont prises pour permettre aux poissons, principalement les saumons et les anguilles, de pouvoir poursuivre sans danger leurs trajets naturels dans la Meuse. Par exemple, une nouvelle sorte de turbine vient d’être installée sur l’Ile Monsin.

"On a mis en place une toute nouvelle technologie et les résultats sont tout à fait exceptionnels puisqu’on a quasi divisé par trois ou par quatre les taux d’impact d’une turbine classique. Là, on est vraiment assez fier de ce qui est mis en place avec cette turbine. Ce qui fait la différence ? Le design qui a été mis en place sur cette turbine, principalement, c’est le nombre de d’aubes. Là, on a réduit le nombre d’aubes. On a aussi conservé une vitesse de rotation très basse, or plus la vitesse de rotation est basse, mieux c’est. Le profil des aubes a été fait aussi de manière à éviter que les individus soient purement et simplement sectionnés, et aussi, autres éléments qui font partie du design, c’est tous les espaces. Tous les espaces, que ce soit sur les aubes directrices, sur les pales en elles-mêmes, ont été réduits au strict minimum. Le minimum c’est 2 millimètres, donc il y a impossibilité pour les individus qui passeraient au travers de la turbine d’être impacté par le passage au travers de cette turbine", détaille Pierre Theunissen, responsable de projet.

Dans l’éolien aussi diverses mesures sont prises pour permettre aux chauves-souris, chouettes et autres volatiles d’éviter d’être blessés par les pales des éoliennes. C’est le cas notamment en Hesbaye avec la création de corridors : "Ces corridors, ils sont plus spécifiques pour les chauves-souris donc on va créer des éléments ligneux entre des bois afin de favoriser des écosystèmes, notamment pour les chauves-souris, donc ils vont créer de nouveaux trajets pour les chauves-souris qui à ces endroits-là pourront clairement se développer en toute symbiose. Alors clairement ce sont des haies mellifères qui elles-mêmes attirent les insectes et qui vont surtout faciliter le transit de ces chiroptères entre deux éléments boisés. Par ailleurs, dans d’autres provinces, comme le Luxembourg, là on va appliquer des désenrésinements donc on va abattre des bois de Douglas, très pauvres en biodiversité, et on va provoquer des régénérations naturelles de bois. Ce qu’on fait aussi ce sont des îlots de vieillissement donc là on maintient sur place des bois de feuillus, des vieux bois, des forêts anciennes, qui auraient été destinés à du bois de chauffage. Là, on s’engage à ce que ces bois soient maintenus et forcément c’est très favorable pour la biodiversité", précise Christophe Heijmans, chef de projet.

Centrales à gaz

A côté de sa production d’énergie renouvelable, il est une autre manière de produire de l’électricité qui repose quant à elle sur les énergies fossiles. C’est le cas des centrales à gaz. Luminus en exploite une à Seraing et ce type d’installations connaît ces derniers temps une montée de la mobilisation contre elles. Mais pour Grégoire Dallemagne, le patron de Luminus, ce type de centrale reste indispensable : "La priorité c’est de réduire la consommation totale d’énergie fossile. 80% de l’énergie que nous consommons, c’est de l’essence, du diesel et du gaz. L’électricité, elle, ne représente que 18% du total de l’énergie que nous consommons, donc si on veut aller vers une énergie décarbonée, continuons nos efforts de développement des énergies renouvelables, mais en complément, il est impératif d’avoir d’autres sources d’électricité dans le mix électrique, de manière à disposer à tout moment d’une électricité suffisante. En 2021, les centrales à gaz de Luminus ont déjà démarré trois fois plus que nos centrales à gaz en 2019, donc ce qu’on voit c’est que plus on insère d’énergies renouvelables dans le réseau, plus les centrales à gaz doivent démarrer souvent", confirme-t-il.

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Luminus et les efforts pour la biodiversité dans l'éolien

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18 juin 2022 à 08:22
Temps de lecture2 min

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