Régions Brabant wallon

Louvain-la-Neuve : des voleurs ont emporté le bardage en cuivre d’une société d’électricité

Une partie du bardage en cuivre de la toiture de la société d’électricité VMA Nizet a été volée.

© VMA Nizet

Après les dépôts d’Infrabel, après les chantiers de construction, c’est maintenant aux toitures bardées de cuivre que s’attaquent les voleurs !

Ce mardi, l’entreprise VMA Nizet (spécialisée dans les éléments électriques destinés aux gros chantiers) a fait une déclaration de vol à la police d’Ottignies Louvain-la-Neuve. "Le vol a probablement eu lieu ce week-end", explique Philippe Flock, directeur des achats de cette société voisine de l’entreprise Voltis et située rue Laid Burniat à Louvain-la-Neuve, à proximité de la N4-N25.

"C’est un bardage de cuivre situé en toiture qui a été démonté et emporté. Cela représente une surface d’environ une trentaine de m²", précise Philippe Flock. "Le cuivre attise les convoitises car c’est un métal précieux. Son prix d’achat avoisine les 8 euros par kg. Nous avons déjà été victimes de vols de cuivre, à plusieurs reprises. Nos câbles et nos déchets de cuivre entreposés sur site ont été visés. Ce qui nous a d’ailleurs contraints à installer des systèmes d’alarme performants pour protéger la marchandise. Nos chantiers, eux, sont régulièrement visités aussi. C’est un énorme problème. Mais ici, nous avons vraiment été surpris ! C’est en effet la première fois que l’on nous vole du cuivre sur une toiture."

Le montant du préjudice n’a pas encore été révélé. Mais pour l’entreprise, le vol de cuivre constitue un problème important. "Notre métier étant de réaliser des installations électriques, le câble est primordial. Or, les vols de câbles et d’outils sur chantier sont de plus en plus fréquents, avec le préjudice financier que cela suppose. Nous devons être très prudents. Par exemple, nous ne déposons pas de câbles de cuivre le vendredi sur un chantier si nous devons les installer le lundi. Sur nos sites aussi, nous devons sécuriser les lieux. Cela représente encore un coût. Sans parler du temps perdu, du problème des assurances et des délais de chantiers qui s’allongent".

Récemment, à Ottignies, les voleurs s’en étaient pris à des câbles de cuivre proches d’un chantier du RER. Un fléau auquel Infrabel, gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, est aussi régulièrement confronté.

 

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