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Economie

Lorsqu’on passe de la voiture à un autre moyen de transport, cela a des implications en termes d’assurance

Il faut faire très attention à l’étendue de la couverture en RC vie privée
25 janv. 2022 à 09:402 min
Par Alain Lechien avec Michel Gassée

Avec l’essor du télétravail, mais également l’envolée des prix du carburant, pas mal de Belges utilisent moins leur voiture. Et pourtant, ils cherchent peu à faire des économies sur leur assurance auto, alors qu’il existe pas mal de possibilités pour diminuer le coût de ces assurances quand on roule peu (autour de 7500-10.000, voire 15.000 kilomètres par an). Une dizaine de compagnies d’assurances proposent des assurances "au kilomètre", mais elles remportent peu de succès, constate d’Els Blaton, la patronne de Corona Direct Assurances : "Il y a uniquement 16% des personnes qui ont réfléchi à changer d’assurance et uniquement un petit 10% qui ont effectivement fait le pas. Maintenant, ce n’est pas vraiment une surprise parce qu’on a fait une autre enquête il y a un an et demi, où on a constaté que plus de la moitié des Belges n’a jamais changé d’assureur jusqu’à maintenant. Il y a donc effectivement une inertie chez les gens pour faire ce pas".

Patrick Cauwert, CEO de Feprabel (l’association des courtiers en assurance) insiste sur le fait qu’il faut tout regarder dans un contrat d’assurance auto, et pas seulement le critère kilométrage annuel : "Au moment de la souscription du contrat, on regarde tous les paramètres, le kilométrage étant un paramètre, mais il y a plein d’autres paramètres : le comportement, s’il y a des jeunes conducteurs dans la famille, si c’est rural ou citadin, etc. Tout ça, ce sont des critères de segmentation qui font qu’on doit calculer la situation du client dans son ensemble, et pas toujours focaliser sur le kilométrage".

Les Belges laissent la voiture plus souvent au parking. S’ils se déplacent à vélo ou en trottinette électrique, cela a des implications en termes d’assurance, selon Patrick Cauwert : "Il y a bien entendu le problème de la responsabilité civile qu’on a si on blesse un tiers — un passant ou quelqu’un d’autre — avec le véhicule ou en utilisant le véhicule. Ça, c’est la RC et ça dépend du type de véhicule, de la vitesse, du poids, de plein de critères. Certains sont couverts d’office dans la RC vie privée, mais d’autres nécessitent une couverture plus particulière, et certains nécessitent même une couverture RC auto".

Il faut faire très attention à l’étendue de la couverture en RC vie privée (l’assurance familiale), et il est bien sûr aussi indispensable de se couvrir en cas de mauvaise chute, ajoute-t-il : "Là, je pense aussi que ça mérite une analyse de ces contrats, de voir si on a une couverture accidents complémentaire, et surtout une couverture accidents qui n’exclut pas ce type de véhicule. Par exemple, dans les contrats habituels, les motos sont exclues, mais moyennant surprix et déclaration, on peut couvrir la moto, puisque le risque est quand même plus grand qu’une voiture. C’est la même chose avec les trottinettes, ça dépend du contrat, de la vitesse maximale de la trottinette et autres, et là, à nouveau, il faut consulter son courtier pour trouver la meilleure couverture. Mais n’oublions pas les dommages corporels, je crois que c’est très important".

Le marché matinal

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