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Lorin Parys : "Ce n’était pas vraiment un cadeau pour nos fans qu’on change toutes les deux saisons de format de compétition"

Le CEO de la Pro League Lorin Parys est satisfait de l'accord trouvé pour le format du championnat de Belgique.

© Belga

17 juin 2022 à 16:41Temps de lecture2 min
Par Jérôme Jordens

Les clubs de Pro League se sont mis d’accord ce vendredi sur le look qu’aura notre compétition lors des prochaines saisons. Retour à une compétition à 16 équipes avec des PO1 à six équipes et des PO2 également à six équipes avec toujours une division des points. Seule petite nouveauté, à partir de la saison 2023-2024, les quatre moins bonnes équipes disputeront des play-offs lors desquels les deux moins bonnes formations descendront directement en D1B et le deuxième de ce mini-championnat disputera des barrages avec le 3e de D1B. On pourrait donc avoir trois descendants de D1A et trois montants de D1B sur une même saison.

Une nouvelle mouture de la compétition qui satisfait le CEO de la Pro League Lorin Parys, comme il l’a expliqué au micro de Manuel Jous : "C’est une bonne journée pour le football professionnel en Belgique. Je félicite les clubs qui ont pris une décision qui était difficile, soyons honnêtes. Ils ont tous mis l’intérêt général du football belge en avant et ils ont pris des décisions au niveau du format de la compétition, mais aussi au niveau de critères financiers assez sévères au niveau de leurs responsabilités dans la société qu’ils vont devoir prendre obligatoirement et le fait qu’on a aussi une nouvelle gouvernance pour la Pro League. Je pense qu’en tout c’est une bonne journée".

Si on avait dans un premier temps évoqué des play-offs sans division des points, il n’en sera finalement rien : "On garde la division des points. C’était la volonté des clubs qui voulaient que les play-offs restent compétitifs. C’était une demande de nos clubs".

Si tous les clubs ne se retrouvent finalement pas dans cette version de la compétition, un accord a tout de même su être trouvé : "Il y a toujours des avis différents dans un conseil général. Il s’agit de trouver un équilibre et c’était un des points qui faisait partie de cet équilibre-là. C’est aussi bien pour la compétition parce qu’il y a des raisons sportives qu’on peut invoquer pour diviser les points et pour ne pas le faire. Donc il faut bien être à l’écoute de nos clubs".

Si c’était important de trouver une version attrayante pour la D1A, le cas de la D1B était également sur la table : "On a examiné différentes pistes, différentes formules de compétition et on a pris certains défis qui s’annoncent pour le foot belge et on a pris ça comme point de départ. On fait quelque chose pour la deuxième division qui a quand même des problèmes actuellement. On veut la rendre attirante pour les fans. Je pense que là c’est une chance que trois clubs peuvent monter (deux directs et un barragiste). Ça fixe quand même le problème de la deuxième division qui n’était pas assez attirante aujourd’hui. Pour la première division, les play-offs pour l’Europe se feront à six, les play-offs pour la dernière place européenne à six également et les troisièmes play-offs sont à quatre. Ce qui est quand même assez attractif parce que les deux derniers seront relégués. Le premier reste dans la division et le deuxième va être barragiste. C’est un format qui doit faire en sorte que l’attractivité de notre championnat sera accrue".

Finalement, la volonté était surtout de trouver un point d’entente sur lequel on pouvait créer une certaine stabilité : "C’était un des points de départ. Ce n’était pas vraiment un cadeau pour nos fans qu’on change toutes les deux saisons de format de compétition. On va évaluer bien sûr mais le principe c’est qu’on jouerait jusqu’à la fin de cette décennie dans cette formule".

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