Attentats de Bruxelles

L’organisation du procès des attentats de Bruxelles critiquée : "Il n’y a rien à manger, une cantine ? Il n’y en a pas"

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12 sept. 2022 à 18:16Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Marine Lambrecht

L’audience préliminaire de lundi a aussi servi de répétition générale en vue du véritable démarrage du procès des attentats de Bruxelles le 10 octobre prochain. Elle a permis de relever certaines imperfections concernant l’organisation pratique de ce procès hors norme.

Anticipant les files d’attente, les parties civiles, avocats, traducteurs et traductrices ou encore journalistes sont arrivés sur les lieux à partir de 7h du matin pour traverser les différentes barrières de sécurité et prendre leurs marques dans les couloirs du Justitia, un immense bâtiment situé à Haren.

Dans cet ancien siège de l’Otan, une salle d’audience et sept salles relais ont été construites, avec une liaison vidéo et audio entre les pièces, permettant aussi l’interprétation simultanée. La salle principale a été équipée de boxes en verre controversés – sur lesquels les débats se sont concentrés lundi – destinés aux accusés. Au total, 9,8 millions d’euros ont été investis dans l’infrastructure, y compris sécuritaire. On y trouve aussi une salle de presse et une cafétéria.

 

La logistique se met en place

Une petite équipe de policiers fait le tour des salles pour un dernier briefing. Dans l’entrée, le service d’accueil des victimes est présent pour épauler et accompagner les victimes. Un homme dans un coin prend des commandes de sandwiches pour le temps de midi.

"C’est le premier jour, la logistique se met un peu en place", note la présidente de la cour d'assises Laurence Massart au début de l’audience.

Vu la vastité du bâtiment, les déplacements d’un côté à l’autre prennent du temps. Poussant la porte de la cafétéria, de nombreux visiteurs ne peuvent cacher leur étonnement en découvrant l’unique distributeur de boissons en état de fonctionnement et la longue file devant la machine à café. Pour des raisons de sécurité, il est interdit d’apporter nourriture et boissons sur le site.

Des conditions que l’avocate Virginie Taelman n’a pas manqué de remarquer pendant sa plaidoirie : "Il n’y a rien à manger. Une cantine ? Il n’y en a pas".

Une cantine a été promise pour le véritable début du procès mi-octobre. Vu l’isolement du site Justitia et la longueur du procès (il doit durer 9 mois), elle sera vivement attendue.

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