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L'oreille d'abord

"L’Oreille d’abord" nous fait découvrir les pères fondateurs de la musique américaine

Un cow-boy sur sa monture
20 août 2021 à 06:062 min
Par Tania Markovic

Chaque dimanche de l’été, Musiq3 vous propose une émission de la RTS. Il s’agit de L’Oreille d’abord, une série signée Catherine Buser. Après les gardians de Camargue, il est temps de traverser l’Atlantique et de partir à la rencontre des cow-boys d’Amérique ! Ils ont pour nom Copland, Ives, Antheil ou Barber. Ces bad-boys de la musique américaine ont su mieux que quiconque chanter les grands espaces américains et la nostalgie des pionniers de l’Ouest partis à la conquête de nouvelles terres. Au programme de cette " Oreille d’abord " nous vous proposons donc un voyage en plein cœur de l’Amérique, non pas l’Amérique urbaine telle qu’incarnée par New-York ou Chicago mais celle des grands espaces où règne une nature sauvage et immense.

« Rodéo », un ballet d’Aaron Copland

Aaron Copland fait partie de ces compositeurs dont la musique incarne le rêve américain. Bon nombre de ces œuvres puisent leur source dans le souvenir de l’histoire pionnière de l’Ouest américain dont elles évoquent justement ces vastes paysages et l’esprit pionnier. C’est le cas du ballet "Rodéo". L’action se déroule dans un ranch américain et raconte l’histoire d’une jeune fille qui entreprend de se trouver un mari. Deux prétendants tournent autour de la demoiselle. Celle-ci se révèle être un véritable garçon manqué, plus à l’aide dans ses bottes qu’en robe ! Cette cowgirl va mettre toute son énergie à diriger son ranch, devenant ainsi la risée de ses rivales. Prise dans la tourmente d’un triangle amoureux, elle finit par choisir son champion, éconduisant pour cela le chef des cow-boys qui quitte le ranch comme il se doit, solitaire dans le soleil couchant… Tous les ingrédients du parfait western sont réunis dans ce ballet très apprécié aux Etats-Unis dont Copland a tiré une suite pour orchestre.

Aaron Copland lit une partition musicale.
Aaron Copland lit une partition musicale. Bettmann

Charles Ives, le père de la musique américaine

Quelques décennies avant Copland, Charles Ives puisait déjà son inspiration dans la culture pionnière américaine. Cela lui a valu le titre de "père de la musique américaine". Comme Copland il éprouve une véritable passion pour le monde des cow-boys et n’hésite pas à retranscrire dans ses œuvres d’authentiques ballades populaires. C’est le cas de "Charlie Rutlage", une ballade de cow-boys composée dans les années 20 qui raconte de façon plutôt comique les circonstances qui ont présidé à la mort du cow-boy Charlie et à son entrée lumineuse au Paradis. Ives en tire une page à la fois comique et tragique qui s’anime de plus en plus. Au point culminant l’orchestre semble asséner de véritables coups de poing sonores.

Poursuivez votre exploration musicale dans l’univers des bad boys de la musique américaine avec l’émission que leur consacre Catherine Buser !

L'oreille d'abord

"I'm a poor lonesome cowboy ! "

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