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Loïc Nottet suscite-t-il des vocations dans les écoles de danse?

Loïc Nottet suscite-t-il des vocations dans les écoles de danse?
24 déc. 2015 à 15:17 - mise à jour 28 déc. 2015 à 06:002 min
Par Charlotte Legrand, Vincent Clérin

Une fois par semaine, chez Audrey et Jean-Christophe, on pousse les meubles, on sort les disques et c’est parti pour un cours de danse latino. Audrey explique avoir expérimenté plusieurs types de danses lors de ses cours: "merengue, bachata, salsa, de cours en cours on aborde un petit peu de tout en augmentant progressivement la difficulté avec, pour nous, une particularité comme nous suivons le cours à domicile, cela permet à notre fils de cinq ans de participer à notre passion commune".

L'influence des medias

Est-ce que ces fans de danse ont subi l’influence des médias et plus particulièrement celle de l’émission phare d’une chaîne française qui met en avant depuis plusieurs années cette discipline? "Je pense qu’il y a effectivement un intérêt accru pour la danse suite à sa médiatisation dans des programmes comme "danse avec les stars", approuve Jean-Christophe. Ainsi, je n’étais pas spécialement intéressé par ce style d’émission au départ mais le fait d’avoir commencé à pratiquer la danse, de me rendre compte de la difficulté, m’a fait apprécier ce type d’émission. Quand je vois les progrès que je réalise avec les quelques heures que je prends, Je mesure d’autant mieux l’importance du chemin parcouru en quelques semaines par ces candidats".

Le phénomène Loïc Nottet

Quant aux performances de Loïc Nottet, ils n’y sont évidemment pas indifférents: "Loïc Nottet est un phénomène, constate Jean-Christophe, avoir réussi à s’imposer en France dans une émission, alors qu’à son arrivée c’était un parfait inconnu, il avait déjà explosé chez nous avec "The Voice".  Il a confirmé l’immense talent qui est le sien ".

Est-ce que les professeurs de danse établissent eux-aussi un lien entre la médiatisation de la danse et le regain d’intérêt pour la discipline, Ariane Vanmuysewinkel et Christophe Rigaumont responsables d’une école de danse à Mons, pensent qu’elle y contribue " dans les cours danse de salon, les gens en parlent, ils aiment effectivement regarder des émissions de ce type et on ne peut pas nier que cela nous apporte un public plus jeune également " concède Ariane.

Les plus jeunes aussi

Le couple constate que les 6–12 ans sont de plus en plus nombreux à vouloir apprendre la rumba ou le cha-cha-cha mais "il faut être deux et, à cet âge-là, avoir une partenaire peut constituer un petit souci" constate Christophe Rigaumont.

Loïc Nottet va-t-il faire des émules sur les parquets des écoles? "Nous avons quelques garçons à l’école de danse mais ceux-ci évoluent plutôt vers le Hip-Hop, ce qui serait sympa, c’est que ces jeunes viennent plus vers le latino" conclut professeur montois.

 

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Lors des cours, les danseurs évoquent les candidats qu'ils ont vu évoluer sur les plateaux télés
Lors des cours, les danseurs évoquent les candidats qu'ils ont vu évoluer sur les plateaux télés Flickr - Berg_chabot

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