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Loi sur la sécurité nationale : Amnesty International ferme ses bureaux à Hong Kong par crainte de représailles

Des avocats et des militants de Hong Kong tenant des ballons jaunes demandent la libération des avocats emprisonnés en Chine continentale, lors d'une manifestation devant le bureau de liaison de la Chine à Hong Kong le 9 octobre 2015
25 oct. 2021 à 06:47Temps de lecture1 min
Par Belga

Amnesty International a annoncé lundi la fermeture de ses bureaux à Hong Kong, estimant "impossible" d'y travailler librement en raison de la loi draconienne sur la sécurité nationale imposée l'an dernier par Pékin.

"Cette décision, prise le cœur lourd, est due à la loi sur la sécurité nationale de Hong Kong, qui rend impossible en pratique pour les organisations de défense des droits humains à Hong Kong de travailler librement et sans crainte de sérieuses représailles de la part du gouvernement", a expliqué dans un communiqué le président de l'ONG, Anjhula Mya Singh Bais.

"Hong Kong a longtemps été une base régionale idéale pour les organisations internationales de la société civile", a-t-il poursuivi.

"Mais le fait que les groupes locaux de défense des droits et les syndicats aient été récemment pris pour cibles est le signal d'une intensification de la campagne menée par les autorités pour débarrasser la ville de toute voix dissidente. Il est de plus en plus difficile pour nous de continuer à travailler dans un environnement aussi instable", a ajouté le président d'Amnesty.

Amnesty International dispose de deux bureaux à Hong Kong: sa section locale et son quartier général régional pour l'Asie du sud-est et le Pacifique. La section locale fermera le 31 octobre et le bureau régional d'ici fin 2021.

Loi sur la sécurité nationale

Adoptée en juin 2020, la loi sur la sécurité nationale, qui selon Pékin a permis à Hong Kong de retrouver la stabilité après les manifestations pro-démocratie gigantesques et parfois violentes de 2019, a radicalement transformé le paysage politique, culturel et légal du territoire.

Le texte punit sévèrement toute infraction considérée par la Chine comme constitutive de sécession, subversion, collusion avec des forces étrangères ou terrorisme. Les organisations de défense des droits humains, dont Amnesty, dénoncent le caractère vague de ces infractions.

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