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L’institut de cancérologie du CHU de Liège a accueilli ses premiers patients

L’institut de cancérologie du CHU de Liège a accueilli ses premiers patients

Les premiers patients sont arrivés ce lundi au tout nouvel institut de cancérologie Arsène Burny au CHU de Liège. Près de 15 ans après le début des travaux, les services de radiothérapie et de médecine nucléaire ont pu ouvrir dans de nouveaux locaux. D'autres activités s'y installeront dans les prochains mois. A terme, toutes les spécialités et tous les soins nécessaires au traitement d’un cancer se retrouveront dans ce bâtiment.

L'objectif de ce projet hors normes : centraliser tous les besoins d'une personne atteinte du cancer au même endroit. "Par exemple, un patient lambda qui vient ici parce qu’il est suspecté d’avoir un cancer, sera vu par les différents spécialistes la même demi-journée. Il ne devra pas revenir plusieurs fois. Le but est vraiment de réduire au maximum l’impact de la maladie sur la qualité de vie du patient", explique le professeur Philippe Coucke, chef du service de radiothérapie.

Des méthodes modernes pour soigner le cancer

Les équipes du CHU ont profité de ce projet pour redynamiser leurs méthodes de travail, mais surtout l’environnement dans lequel les patients sont accueillis. L’institut est flambant neuf avec une architecture ultramoderne. Des salles d'attentes et des cabinets confortables et lumineux... tout est pensé pour apaiser les visiteurs, loin des allées mornes des services de cancérologie traditionnels. C’est ce qu’on appelle "environnement healing", ou "environnement qui contribue à soigner".

Le professeur Coucke développe: "Il fallait changer le service de radiothérapie. Aujourd’hui, c’est très lumineux et très aéré. En radiothérapie, on a mis ce concept en pratique dans notre salle de simulation, où se trouve un appareil à rayon X". Dans cette salle, le patient peut choisir une ambiance lumineuse et sonore à l’aide d’une tablette. Des images liées au thème choisi sont projetées contre les murs et le plafond pendant l’intervention, qui peut durer jusqu’à une heure. Lors de cette procédure, le patient porte un masque spécial, qui peut être gênant. "On a vraiment besoin que le patient soit calme et relaxé", précise le professeur.

Une technologie dernier cri

L'institut a profité des travaux pour se doter des dernières technologies, comme l’explique le professeur Roland Hustinx, chef du service de médecine nucléaire et d’imagerie oncologique: "S’agissant de la médecine nucléaire, nous proposons une imagerie plus résolutive, plus rapide et moins irradiante, quasiment unique dans la région. Nous sommes très contents des technologies dont nous disposons aujourd’hui. Pour l’instant, nous sommes concentrés sur l’aspect clinique, mais dans un deuxième temps, nous espérons démarrer de larges programmes de recherche".

L’institut sera totalement opérationnel dans le courant de l’année prochaine. Un hôpital de jour, entre autres, sera intégré à l’institut pour les chimiothérapies, ainsi qu’un centre de bien-être.

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