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Economie

L’inflation atteint des niveaux inédits depuis plusieurs décennies et impacte tous les ménages

L’inflation atteint des niveaux inédits depuis plusieurs décennies et impacte tous les ménages
17 janv. 2022 à 10:022 min
Par Anthony Roberfroid, d'après le marché matinal de Michel Gassée

Le marché matinal

L'inflation

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Carburant, caddie de course ou encore facture d’énergie, les prix s’affolent en 2022. L’inflation atteint des niveaux inédits depuis plusieurs décennies et cela se fait ressentir sur votre portefeuille.

Dans notre pays, les prix ont augmenté en moyenne de 6%. De l’autre côté de l’Atlantique, aux États-Unis, c’est une hausse de 7% qui a été constatée.

L’inflation sera donc au centre des discussions tout au long de 2022. "Elle est là factuellement en 2021 et à des niveaux très élevés. Et encore, pour le moment, on voit qu’au début de 2022, elle continue à progresser", remarque Roland Gillet, professeur de finances à la Sorbonne et à l’ULB. "On est dans une période d’inflation très importante. On voit qu’on n’est plus à des niveaux qui sont acceptables normalement pour les banquiers centraux. Ces niveaux ne sont pas de 2%, mais sont trois fois plus élevés. On ne peut pas l’ignorer. Or, beaucoup de gens ont l’impression de dire que c’est un phénomène anodin."

La hausse des prix se constate dans tous les secteurs de l’économie, de l’énergie à l’alimentation, en passant par l’industrie ou encore le bâtiment. Tous les consommateurs sont perdants mais ceux qui épargnent sont aussi touchés. Quand un livret d’épargne rapporte 0,11% par an et que l’inflation est autour de 6%, le pouvoir d’achat de votre épargne plonge de quasiment 6%.

Idem pour les investisseurs institutionnels qui achètent des obligations d’État, comme les fonds de pensions ou les assureurs par exemple. Ils pourraient ne plus acheter les emprunts publics car ils atteignent des taux qui leur font perdre de l’argent : "Si on était dans un monde rationnel, sans couverture des banques centrales qui interviennent encore (pour maintenir les taux d’intérêt plus bas, ndlr.), certains investisseurs peuvent très bien dire 'à ce tarif-là, je perds vraiment beaucoup d’argent chaque année'", détaille Roland Gillet. Ces investisseurs pourraient donc ne plus acheter les emprunts publics à des taux qui leur font perdre de l’argent.

Mais la situation pourrait aussi évoluer dans l’autre sens, il pourrait aussi y avoir un accident inattendu sur les marchés qui ferait flamber les taux d’intérêt : "Ça pourrait être une région, par exemple en Europe, qui aurait un problème de financement grave et qui ne saurait plus avoir accès au marché et qu’on soit obligé de l’aider en urgence. Ça pourrait être un élément qui vient d’ailleurs des États-Unis, avec peut-être un blocage au niveau du fonctionnement du système politique américain. Donc, clairement, il peut y avoir à un moment donné un blocage quelque part, et à ce moment-là, une remontée", conclut le professeur.

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