Viva for Life

L’impact de Viva for Life décortiqué par deux universités

Viva for Life soutient les enfants précarisés et leurs familles depuis 10 ans. L’édition 2022 se tiendra à Bertrix. Plus de 900 projets ont été soutenus financièrement au fil du temps. Quel est l’impact de l’opération ? Comment le caractériser dans le temps ? Ces questions sont étudiées depuis 2017 par l’ULB et l’UMons, en collaboration avec l’ONE et la Fondation Roi Baudouin. Il en résulte une amélioration qualitative de l’accueil et de l’accompagnement des bénéficiaires. Pas de quoi fanfaronner cependant vu l’évolution de la précarité, comme l’explique Willy Lahaye, professeur à l’UMons (faculté de Psychologie).

Willy Lahaye, que révèle l’analyse de vos chercheurs et chercheuses sur l’impact réel d’une opération comme Viva for Life ?

 

On remarque que 85% des institutions demandent du budget pour un maintien ou une amélioration de leur environnement professionnel : plus de personnel, professionnalisation et spécialisation des équipes, etc. Cela se traduit pour une amélioration qualitative de l’accueil, tout en permettant de soutenir davantage de familles. L’encadrement des bénéficiaires est mieux soutenu - structurellement - grâce à l’apport de Viva for Life.

Un autre effet indirect, c’est la création d’un réseau entre les acteurs concernés. C’est très profitable à ces familles dont le suivi nécessite l’intervention de multiples intervenants.

 

Vous étudiez Viva for Life depuis 2017. Les effets positifs observés s’accumulent-ils avec le temps ?

Les budgets alloués par Viva for Life servent vraiment à quelque chose dans un contexte d’aggravation de la pauvreté. Ils permettent un maintien de l’offre structurelle des institutions, qui réalisent un travail de forcenés. Renforcer une équipe (en engageant du personnel, par exemple) permet parfois tout simplement de maintenir le niveau d’aide, dans la mesure où les besoins augmentent. Sans cela, les équipes ne pourraient peut-être pas tenir le coup. Par ailleurs, la récurrence de l’aide financière permet d’élargir la qualité du travail offert.

Est-ce à dire que le soutien financier apporté par Viva for Life aide à maintenir un statu quo ?

A tout le moins. Cela devient presque salutaire. Cela devient un supplétif nécessaire aux dispositifs que les pouvoirs publics offrent à ces institutions, qui seraient bien en peine si elles devaient s’en tenir au financement public.

Articles recommandés pour vous