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Ligne à haute tension Aubange-Esch : Elia veut régulariser le second terne

Illustration pylône

© Elia

17 nov. 2021 à 10:31Temps de lecture2 min
Par Anne Lemaire

La ligne à haute tension Aubange-Esch à nouveau dans l’actualité. Cette liaison aérienne de 220 kV relie le poste haute tension de Aubange à celui d’Esch-sur-Alzette, au Grand-Duché du Luxembourg. Sur la partie belge, cette ligne est constituée de quinze pylônes, sur une longueur de 5,3 km, répartie sur les communes de Aubange (douze pylônes) et de Messancy (trois pylônes).

"Le 1er circuit a été construit en 1971 et sécurise l’alimentation du réseau industriel Luxembourgeois Sotel. Le second circuit a été installé en 1998-1999 et permet quant à lui de sécuriser l’alimentation du réseau résidentiel Créos et ainsi respecter les accords de coopération et de secours mutuel en terme de sécurité d’approvisionnement entre les deux réseaux, ce qui permet une meilleure stabilité du réseau européen intégré", explique Elia, le Gestionnaire du Réseau de Transport d’électricité à haute tension en Belgique.

Le second circuit illégal depuis 2008

Cette ligne est depuis longtemps contestée par les riverains. D’ailleurs, en 2008, suite à un recours introduit par des riverains, le conseil d’Etat a annulé le permis pour le second circuit de trois câbles (second terne). A l’époque, le conseil d’Etat estimait qu’il n’y avait pas assez de justifications de l’utilité publique. L’année d’après, Elia a fourni un complément justifiant l’utilité publique mais malgré cela, le dossier est toujours resté pendant auprès des autorités.

En d’autres mots, ce second terne est dans l’illégalité depuis treize ans. Une situation dénoncée par les riverains : "Depuis 2008, ce permis est annulé mais Elia continue l’exploitation de sa ligne. Quatre ministres de l’aménagement du territoire se sont succédé et il n'y en a pas un qui a levé le petit doigt ! Ils n’ont rien fait alors que c’était à eux de faire exécuter l’arrêt du conseil d’Etat !", s’insurge André Galhaut, de l’ASBL CADES.

Des riverains ont des craintes pour leur santé

Aujourd’hui, Elia relance donc la procédure de permis d’urbanisme pour régulariser le second terne. La demande de permis d’urbanisme sera soumise à la réalisation d’une étude d’incidences sur l’environnement. André Galhaut en espère beaucoup : "Si cette étude d’incidences est menée par des experts indépendants, ils ne pourront pas ignorer les risques pour la santé et les multiples études qui pour le moment tirent la sonnette d’alarme."

A la place d’une liaison aérienne, André Galhaut préconise plutôt un enfouissement de la ligne. "C’est la seule manière d’atténuer les champs magnétiques à proximité des habitations, l’enfouissement ou le déplacement à distance suffisante", poursuit-il.

Ce mardi, les riverains ont été invités à la Réunion d’Information Préalable (RIP) . L’occasion de poser des questions et d’émettre des remarques. Ils peuvent encore le faire par courrier jusqu’au 1er décembre.

Elia : inspection des lignes à haute tension par des drones

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