Lien entre fréquentation assidue aux réseaux sociaux et troubles alimentaires

La fréquentation assidue des réseaux sociaux associée à un risque accru de développer des troubles alimentaires
17 mai 2016 à 07:30Temps de lecture2 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Que les utilisateurs jettent fréquemment un œil aux réseaux sociaux ou bien qu'ils passent des heures sur leur profil, les résultats sont les mêmes

L'équipe de chercheurs a questionné un échantillon qu'il juge représentatif, composé de 1.765 adultes âgés de 19 à 32 ans. Ils ont ainsi obtenu des données sur leur utilisation des 11 réseaux sociaux les plus utilisés au moment de l'étude : Facebook, YouTube, Twitter, Google Plus, Instagram, Snapchat, Reddit, Tumblr, Pinterest, Vine et LinkedIn.

Les réponses ont ensuite été croisées avec les résultats d'un autre questionnaire d'évaluation, celui-ci consacré aux risques de troubles alimentaires, notamment l'anorexie mentale et la boulimie, mais aussi à d'autres problèmes comme la perception déformée de sa propre image ou les habitudes alimentaires problématiques.

Grâce à leurs analyses, les chercheurs ont remarqué que les participants qui consultaient le plus les réseaux sociaux dans la journée présentaient 2,2 fois plus de risques de faire état de troubles alimentaires que ceux qui passaient moins de temps à consulter ces sites. Chez ceux qui passent le plus de temps à consulter leurs profils pendant la semaine, le risque était multiplié par 2,6.

Ces résultats sont observés dans tous les groupes démographiques, chez les participants de tous âges, des deux sexes, tous profils sociaux et origines confondus.

Principal auteur de l'étude, Jaime E. Sidani commente : "Les réseaux sociaux allient de nombreux aspects visuels des médias traditionnels en plus d'offrir la possibilité d'interagir avec d'autres et de propager des stéréotypes pouvant aboutir à des troubles alimentaires et des complexes". Autre auteur, Brian A. Primack ajoute qu'il n'est pas clairement établi si ce sont les réseaux sociaux qui alimentent les troubles ou l'inverse -- ou bien les deux.

L'équipe doit désormais approfondir ses recherches autour de l'usage des réseaux sociaux et de son lien avec l'image du corps, afin de contribuer à la prévention de ces troubles.

On trouve aussi régulièrement en ligne des communautés dénonçant les standards de beauté imposés par certains médias, ainsi que des campagnes virales faisant la promotion d'une plus grande diversité dans la représentation publique des corps, à travers des hashtags tels que 'Thigh Reading', qui permet aux utilisateurs Instagram d'afficher fièrement leurs vergetures.

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