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Liège : le procès en appel des comités de secteur

03 juin 2021 à 07:29Temps de lecture2 min
Par François Braibant

Retour au tribunal pour l'affaire des comités de secteur. Cette fois, c'est la Cour d'Appel de Liège qui va devoir rejuger sept prévenus qui avaient été acquittés en 2019. Le parquet a fait appel. 

Ce scandale avait déchiré le monde politique liégeois à partir de la fin 2016. Ces comités Théodule  se réunissaient peu, ne décidaient de rien, leurs membres étaient choisis par les partis politiques et étaient payés même quand ils ne venaient pas.

Qui est rejugé à partir d'aujourd'hui ? 

Sept prévenus : Georges Pire, Pierre Stassart, André Denis, Paul Guillaume, Robert Botterman, Catherine Maas, Jean-Marie Gillon. Oui, mais ? Et André Gilles ? Et Dominique Drion ?  Et tous ceux qui ont siégé dans les comités de secteur ? Eh bien, ils ne sont pas là. Pourquoi ? Parce qu'ils ont payé pour ne plus être poursuivis. 

Et Stéphane Moreau ? Il n'est pas poursuivi et n'a pas payé de transaction financière en rapport avec l'affaire des comités de secteur. Nous écrivions le 19 décembre 2019 qu'il "ne figure pas au procès, pas plus que les membres de la direction. Stéphane Moreau a toujours prétendu n’avoir rien fait d’illégal. Il a bien été entendu par les enquêteurs. Mais il n’a pas siégé dans un comité de secteur et il n’était pas membre du conseil d’administration qui les a maintenus – alors que le gouvernement wallon avait dit stop. Et donc, même si ça ne semble pas coller avec sa place-pivot dans la politique liégeoise et dans l’intercommunale, formellement, ce n’est pas lui qui a décidé, ce n’est pas lui qui a signé."

Les sept prévenus de ce jeudi n'ont pas siégé dans ces comités de secteur. Alors qu'est-ce qu'on leur reproche ? 

D'avoir aidé à y nommer les membres ces comités qui eux avaient intérêt à y être. En termes juridiques, on parle de corréité de prise d'intérêt. Il leur est aussi reproché d'avoir décidé de leur rémunération en conseil d'administration alors que c'est l'assemblée générale de Publifin qui en avait le pouvoir. Le ministère public parle ici de détournements.

Les sept se disent tous innocents. 

Les uns assurent qu'ils ne savaient pas que les comités n'allaient rien faire. Les autres jurent avoir fait confiance à la direction et au président qui n'ont rien expliqué des rémunérations. Certains siégeaient pour la première fois. Ils réclament tous, de nouveau, leur acquittement.
 

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