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Regions Liege

Liège: l'ex-gérante du JD Sports suspectée d'incitation à la haine est acquittée

Au moment des faits, des dizaines de personnes avaient manifesté devant le magasin JD Sports de la Médiacité.
09 déc. 2021 à 16:04Temps de lecture1 min
Par Belga

Le tribunal correctionnel de Liège a acquitté jeudi après-midi l'ex-gérante de l'enseigne JD Sports de la Médiacité de Liège qui avait été poursuivie pour incitation à la haine raciale et à la ségrégation. L'intéressée s'était défendue d'avoir tenu des propos discriminants à l'égard de ses employés en expliquant avoir fait un mauvais trait d'humour.

En octobre 2019, cette gérante de l'enseigne JD Sports de la Médiacité de Liège avait procédé à une fouille de ses employés afin de vérifier s'ils n'avaient pas volé de la marchandise. Elle avait demandé à ses employés de se répartir dans trois files, en faisant une distinction, par des expressions que certains avaient jugées racistes, entre les Arabes, les blancs et les noirs.

La gérante avait ensuite été filmée et la vidéo avait été diffusée sur les réseaux sociaux. Elle était devenue virale. L'intéressée avait affirmé qu'elle s'était uniquement exprimée sur le ton de l'humour. 

L'affaire avait pris des proportions importantes après une diffusion sur Internet et avait provoqué des remous en région liégeoise. Deux magasins de l'enseigne JD Sports avaient été pillés et saccagés à Liège et à Bruxelles à la suite de ces faits. Des menaces avaient été proférées et la gérante, qui avait d'abord reçu un blâme, avait finalement été licenciée.

La prévenue et son avocat, Me Philippe Zevenne, avaient sollicité l'acquittement. Ils ont été suivis par le tribunal qui, dans un jugement longuement motivé, a considéré le droit à la liberté d'expression et a estimé que la prévenue n'avait pas incité à la haine raciale ou à la ségrégation.

"Une blague, même si elle est de mauvais goût, reste une blague. L'acquittement de ma cliente, c'est la différence entre la justice des réseaux sociaux et la justice humaine. Cette dame avait été jugée sur Internet, sur base d'une vidéo, avant même d'avoir la possibilité de se défendre", a commenté Me Zevenne.

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