Diables Rouges

L’humeur de Vincent Langendries : On ne mérite plus la place de numéro 1. Cela tombe bien, on ne l’a plus !

Les Irlandais avaient le trèfle vaillant ce samedi. Dans une belle ambiance l’Irlande a joliment fêté le centenaire de sa fédération. En partageant face à des Diables pas toujours convaincants.

Bye bye "Number One"

Démarrons par le factuel. Sans doute le moins important (sic) nous dira Roberto Martinez. Ça y est… la Belgique n’est plus numéro un mondiale. Enfin elle ne le sera plus lors de la publication du prochain classement le 31 mars. Les Diables Rouges occupaient ce rang depuis septembre 2018. Soit 4 ans et demi sans interruption. Un exploit pour un si petit pays. Ne l’oublions jamais. Mais voilà les "bonnes" choses ont une fin. Ce partage belge au pays vert permettra au Brésil, lors du prochain décompte, de reprendre cette place qui lui va finalement bien. Peut être un poids en moins pour la génération des "U50" appellée à disputer ces deux matchs du mois de mars. Presque une bonne nouvelle donc. Fini d’entendre "Belgium FIFA Number One". Fini d’embrasser ce rôle du favori éternel tout cela parce qu’on occupe le siège de numéro 1. Place aux choses sérieuses et plus en rapport avec ce qu’est la Belgique. Une très bonne nation du foot mais en ce moment… pas la meilleure.

 

Les absents n’ont pas toujours tort

On connaissait le contexte. Exit les 11 joueurs les plus capés. Les plus expérimentés. Oserait on dire les plus talentueux ? Pas simple la transition pour "les plus capés des moins capés" (on se comprend). Comme Youri Tielemans, Thorgan Hazard, Christian Benteke (tous proche de la cinquantaine). Encore moins simple pour tous les autres. Se farcir une Irlande vaillante et physique. Et ne pas trop vaciller. Alors oui… on s’est fait chahuter par moments. Oui… l’Irlande nous a secoué quelques fois. Mais ne dramatisons pas non plus. Le Qatar ne sera pas un désert pour autant. Mais bon, histoire de ne pas s’y perdre et de ne pas brûler tous nos espoirs sous le soleil du mois de novembre, on aura bien besoin de Lukaku, De Bruyne, Courtois. De Hazard, Meunier et même des papys Vertonghen, Alderweireld, Mertens ou Witsel.

Alors qu’a-t-on appris à Dublin ? Finalement beaucoup et peu à la fois. On a surtout vu que la défense aura encore besoin de ses dinosaures. Que le milieu sera toujours dépendant de King Kevin. Que devant, les coups de rein (prions ensemble) de Eden et les coups d’épaule et les buts de Romelu nous seront indispensables. Ou qu’un bon vieux coup franc de Mertens pourrait toujours servir. Bref que les successeurs ont encore du boulot.

Qui dans la soute ?

On l’a compris, il restera donc peu de places dans l’avion vers le Qatar. Qui peut prétendre se glisser dans la soute à bagages au vu du match de samedi ? Du 11 de base de Dublin il y aura Mignolet, Denayer, Boyata, Tielemans, Dendoncker, Vanaken et Batshuayi et j’ai envie de rajouter Theate qui a su par deux fois déjà montrer son utilité de gaucher. Pour les autres comme Benteke, De Ketelaere, Saelemakers, la réponse est.. peut être. A condition de se montrer bien meilleur qu’hier. Les autres comme Januzaj, Verschaeren, Mangala, Foket partiront sans doute d’encore un peu plus loin.

Bref, l’Irlande aura plutôt desservi les présents (à quelques exceptions près) et renforcé les absents. Le match de mardi contre le Burkina n’y changera rien. Martinez doit à présent miser sur le court terme… donc sa sélection pour le mondial. Un Qatar que les Diables aborderont en outsider. Et puis, pour la suite, on verra.

Irlande - Belgique : 26 mars 2022 (2-2)

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