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La Trois

"L’histoire de l’amour" un film qui se déroule sur 6 décennies et sur plusieurs continents

17 juin 2022 à 07:08 - mise à jour 17 juin 2022 à 07:36Temps de lecture2 min
Par Sara Dumont

Le film est adapté du livre de l'écrivaine, Nicole Krausse, que le réalisateur a déjà lu trois fois. 

" Il était une fois " un garçon qui aimait une fille… Léo a promis à Alma de la faire rire toute sa vie. La guerre les a séparés. Alma a fui à New York et Léo a survécu à tout pour la retrouver et tenir sa promesse… De nos jours, à Brooklyn, vit une adolescente pleine de passion, d’imagination et de fougue, qui s’appelle aussi Alma. De l’autre côté du pont, à Chinatown, Léo, devenu un vieux monsieur espiègle et drôle, vit avec le souvenir de "la femme la plus aimée au monde ", le grand amour de sa vie. Rien ne semble lier Léo à la jeune Alma. Et pourtant… De la Pologne des années 30 à Central Park aujourd’hui, un voyage à travers le temps et les continents unira leurs destins.

"L'histoire de l'amour" à voir le mercredi 14 juin à 20h35 et le vendredi 17 juin à 22h05 sur La Trois

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Radu Mihaileanu change ses habitudes

Avec ce film, le réalisateur, Radu Mihaileanu, change complément de registre : habitué au film militant, cette fois, Radu Mihaileanu fait dans le bon vieux classique, avec un film d’amour. D’après lui, la plus grave crise que l’humanité traverse et qui entraine toutes les autres, c’est l’incapacité d’aimer l’autre. " Nous vivons une époque où l’amour de soi triomphe sur le projet de vie d’avoir la joie et la satisfaction de faire du bien à l’autre, de croire en l’autre. Parfois, l’amour semble désuet, dégradant, ringard, "conservateur". J’ai adoré défendre ces dinosaures utopistes qui se battent pour le sentiment amoureux, pour l’amour qui aide à survivre à tout. "

Les difficultés narratives

Les difficultés narratives n’étaient pas les mêmes que celles du livre que le réalisateur a adapté. Il explique qu’en dehors du danger de ne pas reconnaître les mêmes personnages jeunes et âgés, il fallait savoir comment naviguer d’une époque à l’autre et du village polonais d’avant-guerre au New York de 1946, 1957, 1995 et de 2006, puis au Chili, sans verser dans le cliché et sans perdre le spectateur.

De même, il s’agissait de passer de l’histoire de Léo présente et passée à celle d’Alma adolescente au temps présent. Mais une fois créés, la difficulté était de bouger ou de rééquilibrer les blocs narratifs car évidemment, tout était lié d’une manière bien précise soit à une époque soit à un évènement qui renvoyait à un autre. Ce que le réalisateur voulait surtout éviter, c’étaient les allusions et connexions trop explicites.

La musique dans le film

Pour réaliser la bande originale, Radu Mihaileanu a fait appel à Armand Amar avec qui il collabore depuis 2005, depuis le film " Va, vis et deviens ". D’abord, ils parlent des instruments majeurs, des thèmes qu’ils vont aborder et des moments musicaux clefs. Le but n’est pas de trouver immédiatement mais d’avoir un début de piste qui les mènera à leur univers commun.

Ensuite, Radu Mihaileanu doit trouver un rythme de référence et la couleur identitaire avant que ne commence le tournage. Comme instruments leaders, il y avait la clarinette, le violon et les cuivres. Il fallait aussi une rythmique répétitive de cordes en crescendo. Quand on entend la clarinette, ça rappelle le passé, le shtetl (un quartier juif) et aussi la musique klezmer. Cette clarinette apporte de la joie et de la nostalgie.

Le violon, joué à la Oïstrakh (David Oïstrakh, un des violonistes les plus réputés du 20e siècle) avec des notes tenues, nous plonge dans l’épique. Les cuivres et le répétitif des cordes sont devenus le thème du déluge. Et puis, à la fin du tournage, il y a eu de nouveaux thèmes comme : le chant en yiddish, le thème de l’amour au piano, du jeu des doigts et des mains qui se rejoignent.

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