Psychologie

Les violences psychologiques augmenteraient le risque de cyberharcèlement chez les ados

Les violences psychologiques augmenteraient le risque de cyberharcèlement chez les ados.

© Stephen Simpson - Getty Images

Dépression et stress post-traumatique

Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Clinical Psychiatry suggère que le cyberharcèlement peut amplifier les symptômes de dépression et de stress post-traumatique chez les adolescents. La recherche a été menée de septembre 2016 à avril 2017 auprès de 50 adolescents âgés de 13 à 17 ans hospitalisés en psychiatrie dans un établissement du comté de Westchester (Etats-Unis).

La prévalence du cyberharcèlement a été évaluée et mise en relation avec l'usage des réseaux sociaux des participants, la nature et le degré de leurs symptômes psychiatriques et les expériences traumatisantes subies pendant l'enfance.

Près d'un quart des jeunes patients (20%) a déclaré avoir été victime de cyberharcèlement au cours des 2 mois précédant l'hospitalisation.

La moitié des participants harcelés a reçu des SMS, tandis que l'autre a subi cette forme d'intimidation sur Facebook ou Instagram. Les échange de photos, de vidéos ou de messages via des applications de discussion instantanée ont également été désignés comme des supports propices au cyberharcèlement.

Les blessures de l'enfance

Les victimes de cyberharcèlement présentaient un degré de sévérité nettement plus élevé du syndrome de stress post-traumatique, de dépression et de colère que les personnes qui n'avaient pas subi de cyberharcèlement.

Les adolescents cyberharcelés ont également signalé des antécédents de violence psychologique (reproches incessants, menaces, insultes, manque d'affection...) pendant leur enfance plus importants que les autres.

Les autres types de traumatismes (violence physique, abus sexuel, négligence émotionnelle ou physique) n'ont en revanche pas été corrélés à un risque plus élevé de subir du cyberharcèlement à l'adolescence. 

"D'autres études sont nécessaires pour établir si seule la violence psychologique subie pendant l'enfance peut rendre les adolescents plus susceptibles de subir des actes de cyberharcèlement", préviennent les auteurs de l'étude. Ces derniers estiment néanmoins que le fait d'ajouter des interrogations relatives au cyberharcèlement lors de l'évaluation clinique des adolescents pourrait s'avérer utile pour mettre ces symptômes en lumière.

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