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Les terrains de football touchés par la sécheresse

Le terrain normalement utilisé par les jeunes du RAEC Mons souffre du manque de pluie.
08 août 2022 à 17:02Temps de lecture2 min
Par Julien Malpas avec Daphné Fanon et Laurick Ayoub

De l’herbe tellement sèche qu’elle crépite sous les pieds des joueurs, et des terrains de foot qui virent au jaune… La chaleur fait des dégâts sur les terrains de foot. Au grand désespoir du jardinier du RAEC Mons, Jean-Paul Wéry : "Nous avons un terrain pour les jeunes qui est totalement grillé. C’est très problématique, mais il y a moyen de le récupérer. Il a déjà été dans un état difficile, et les pluies intenses ont permis de tout reverdir. Mais le problème, c’est que ce sont les mauvaises herbes qui prennent le dessus ".

Et la cause est évidente : la chaleur et le manque de pluie. Une sécheresse rarement vue sur les terrains de foot. C’est même inédit pour Gillian Hermand, responsable communication du club : "Je pense que c’est la première fois que je vois autant de jours de sécheresses et de terrains secs. C’est un vrai challenge pour tous les clubs, que ce soit au niveau amateur ou professionnel".

Arroser, une solution coûteuse

Au RAEC Mons, c’est le terrain des jeunes qui est le plus abîmé. Le terrain d’entraînement et la pelouse du stade, sont en meilleur état, grâce à un système d’arrosage. Une solution qui coûte cher. D’ailleurs, tous les clubs n’en ont pas les moyens et sont contraints de laisser leurs terrains s’assécher.

Ici, à Mons, c’est la RCA (Régie Communale Autonome) qui finance cet arrosage. Malgré cela, tous les terrains ne peuvent pas en profiter, et il faut donc s’adapter : "on s’organise pour essayer que les équipes de jeunes se répartissent sur les terrains les plus préservés. Et puis notre équipe première a débuté ses entraînements sur le terrain du stade ".

La pelouse du stade du RAEC Mons dispose d’un système d’arrosage automatique. Il se déclenche tôt en matinée et tard le soir, pour garder l’humidité le plus longtemps possible, et donc utiliser moins d’eau.
La pelouse du stade du RAEC Mons dispose d’un système d’arrosage automatique. Il se déclenche tôt en matinée et tard le soir, pour garder l’humidité le plus longtemps possible, et donc utiliser moins d’eau. J.M.

Terrain différent, jeu différent

Et si la direction doit s’adapter, c’est aussi le cas des joueurs. Pour le gardien de but, Julien Decooman : "Avec un terrain sec, le ballon accroche beaucoup plus à l’herbe. On doit plus appuyer nos passes. Parfois un peu trop. Et c’est aussi un problème pour les dribbleurs."

Sans oublier les risques accrus de blessures. Tacler devient même dangereux : "On se retient de tacler. C’est déjà arrivé que des joueurs se blessent, s’ouvrent un peu la peau, ou aient des hématomes à cause de ça". Mais qui dit terrain plus sec, dit aussi terrain plus dur. Les chocs sur les genoux et les articulations sont donc plus importants.

Que ce soit les joueurs, la direction, ou le jardinier, tous n’attendent donc qu’une chose : le retour de la pluie. Pour, à nouveau, pouvoir fouler une pelouse en bon état.

Le reportage dans notre JT de 13H :

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