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Les syndicats inquiets pour les 265 travailleurs de Ladbrokes

Les syndicats inquiets pour les 265 travailleurs de Ladrokes
05 mars 2018 à 10:04 - mise à jour 05 mars 2018 à 10:04Temps de lecture1 min
Par Belga

Le front commun syndical (CNE, CGSLB, SETCa) s'inquiète des possibles répercussions que pourrait avoir l'amende infligée à Ladbrokes sur ses 265 travailleurs. L'entreprise de paris sportifs a été condamnée en février dernier à mettre un terme à son offre de paris virtuels, et s'expose à des astreintes de 50.000 euros par jour, avec un plafond de 10 millions d'euros, si elle ne fait pas respecter cette décision.

Absence de cadre légal

Les syndicats rappellent que Ladbrokes a proposé une offre de paris virtuels après avoir conclu un accord avec la Commission des jeux de hasard dans l'attente de l'élaboration d'un cadre légal pour ce type de produits. Ceux-ci concernent des compétitions totalement fictives dont le résultat ne dépend pas des qualités des équipes mais d'un générateur de données. Leur issue est dès lors imprévisible.

Ce cadre n’est hélas jamais arrivé, prolongeant la période de tolérance au-delà du raisonnable et mettant les concurrents de Ladbrokes dans une situation difficile alors même que Ladbrokes n’a jamais cherché à bénéficier d’une telle situation.

265 emplois menacés

Or, cette activité concerne directement 265 personnes, rappelle le front commun syndical. Les organisations s'inquiètent de l'impact délétère que cette décision de justice pourrait avoir sur ces emplois.

CNE, CGSLB et SETCa ont dès lors écrit au Premier ministre Charles Michel, au ministre-président wallon Willy Borsus, ainsi qu'aux ministres fédéraux Koen Geens et Denis Ducarme pour leur demander d'adopter l'arrêté royal instaurant un cadre réglementaire pour les paris virtuels.

"D'une part, cet arrêté permettrait à Ladbrokes de conserver les emplois menacés. D'autre part, cela rétablirait des conditions de loyale concurrence entre Ladbrokes et ses concurrents, en leur permettant de développer leur propres paris sportifs virtuels", expliquent les trois syndicats.