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Les solutions durables d’une brasserie artisanale écoresponsable

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Face à la hausse des prix de l’énergie, le secteur brassicole trinque. Les brasseries se voient obligées d’ajuster leurs prix, elles cherchent des solutions et tentent de s’adapter. Regard sur la démarche écoresponsable et les solutions énergétiques d’une brasserie artisanale thorembaisienne, La Valduc-Thor.

Entre tradition et innovation

Antoine Limbourg et Peter Gerard se sont rencontrés en 2013, dans les laboratoires de brasserie de L’UCL. Trois ans plus tard, ils décident de lancer leur propre brasserie : La Valduc-Thor, une brasserie à la fois artisanale et résolument moderne, nichée au cœur du village de Thorembais-Saint-Trond.

Si les deux amis brasseurs ont choisi ce site, c’est non seulement pour son cadre rural, ses facilités d’accès et son eau un peu calcaire (excellente pour la bière)… mais aussi pour faire renaître la tradition brassicole et l’ancienne brasserie du village : la brasserie Meurice.

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© @Brasserie Valduc-Thor

Aujourd’hui, la brasserie produit une grosse dizaine de bières différentes. "Nous accordons une attention particulière à la sélection de nos ingrédients, qui sont pour la plupart d’origine locale," explique Antoine. "Aucune épice, aucun adjuvant ou autre arôme ne vient troubler le mélange des 4 ingrédients de base qui composent nos bières : l’eau, les grains maltés, du houblon et la levure".

Une vision durable et sociale

Peter a aujourd’hui quitté le navire. Antoine, lui, est resté aux commandes, entouré d’une belle équipe de passionnés. Ensemble, ils ont pour objectif de proposer des bières belges dignes de ce nom et mettent un point d’honneur à donner une vision sociale et environnementale à leur projet.

Le circuit court et l’éco-innovation tiennent une place prépondérante au sein de la brasserie. Découvrez ce reportage de Canal Zoom!

Dans une logique d’économie circulaire, "les résidus du brassage sont récupérés et envoyés directement à La ferme du Ponceau, à quelques dizaines de mètres d’ici, pour nourrir le bétail", explique le Bio-ingénieur, avant d’ajouter que "le bétail, lui, produit du fumier qu’on répand dans les champs d’orge brassicole de la ferme. Quand les variétés de houblons le permettent, nous sélectionnons du houblon belge et l’orge, elle, est maltée dans le village voisin."

© @Brasserie Valduc-Thor

A côté de ça, Antoine et son équipe ont décidé de participer à un monde plus juste. La brasserie Valduc-Thor investit 5% de ses bénéfices dans des œuvres caritatives.

"Nous tenons aussi à travailler main dans la main avec des producteurs et artisans locaux pour la fabrication de produits dérivés comme le pâté, le fromage et le saucisson à la Valduc," souligne Antoine.

© @Brasserie Valduc

Gros plan sur les économies d’énergie

De nombreuses entreprises doivent aujourd’hui s’adapter face à la flambée du coût de l’énergie. Ce qui est également le cas des brasseries.

Le matériel moderne et sur mesure dont la brasserie Valduc-Thor dispose permet de limiter la quantité d’eau utilisée pour la production des bières. Antoine a en outre investi dans une embouteilleuse particulièrement peu énergivore, pour des économies d’énergie évidentes.

Le bâtiment a, quant à lui, été conçu pour diminuer les consommations. "Une isolation thermique permet de diminuer les déperditions," nous explique le brasseur. "Au-dessus de la chambre chaude, nous avons installé le laboratoire et la salle de réunion. Au-dessus de la chaudière se trouvent nos bureaux. La chambre de refermentation en bouteilles est chauffée par le système de refroidissement des cuves. En gros, nous n’avons besoin d’aucun système de chauffage supplémentaire." Astucieux ! Côté électricité, deux tiers de la production annuelle de la brasserie sont produits par 78 panneaux photovoltaïques installés sur le toit.

© @Brasserie Valduc-Thor

Face à la flambée du prix du CO2, "nous avons optimisé notre façon de travailler pour en utiliser nettement moins et conserver ce gaz essentiel à la fabrication de nos bières jusqu’à la fin du processus de fermentation."

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Un projet qui s’inscrit donc parfaitement dans l’idée du développement durable pour tou.te.s

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