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vie musicale

Les Solidarités: sous le soleil intégralement!

Les Solidarités: sous le soleil intégralement!

Avec 43.000 personnes sur deux jours, la 4e édition de cette grande fête (qui n’en porte plus le nom) a remporté un succès record, malgré l’annulation in extremis de Tiken Jah Fakoly.

Trois ans déjà que ce nouveau venu parmi les festivals d’été s’est installé à la Citadelle de Namur, en offrant un menu des plus éclectiques. Mais, même si les organisateurs insistent pour présenter plus qu’un festival de musique (débats, cinéma, espace enfants, et même du Break Dance dans le Magic Mirror!), ce sont évidemment les nombreuses têtes d’affiches (Louise Attaque, Nekfeu, Souchon-Voulzy…) qui déplacent les foules pour un prix qui reste très attractif (moins de 40 euros pour les deux jours), même s'il suit, comme souvent, une courbe inflationniste qu’il faudra tenir à l’œil pour rester accessibles au plus grand nombre.

La programmation était franchement alléchante et variée. Samedi soir, on pouvait passer sans transition de Nekfeu à Alain Chamfort. Il vaut mieux être souple pour un tel grand écart!

L’ambiance sur le site est franchement bon enfant, le soleil ayant déposé des sourires sur la plupart des visages. En arrivant, on profite des dernières notes du rap matinée de rumba de Baloji. Vu l’enthousiasme du public, on regrette d’avoir un peu trainé en chemin.

Abd Al Malik enchaine avec ce brassage audacieux entre rap, slam et electro, gravé sur son nouvel album pensé avec Laurent Garnier. Son charisme et son flow restent aussi bluffants, mais ce nouveau son, plus brut, a du mal à nous convaincre. Les goûts et les couleurs…

Entrer dans la danse…

Belle surprise, par contre du côté du reggae de Naaman, et de l’ambiance latino de Xamanek. Dans les deux cas, la foule a dansé a en avoir mal aux pieds, célébrant toutes ces bonnes vibrations. Xamanek ira même jusqu'à proposer au public une super farandole, sur cette scène "Maquis" qui a vite trouvé ses adeptes.

En soirée, la déception est venue d’un Alain Chamfort qui nous a paru fatigué et peu en voix. Chaque montée dans les aigus semble constituer un effort et trahit des cordes malheureusement vieillissantes. Plein d’envie, il essaie, bouge et communique, mais tout cela semble quelque peu rouillé. On garde, néanmoins, une infinie tendresse pour cet homme qui a traversé l’Histoire de la chanson avec une vraie élégance. En espérant le revoir bientôt, plus en jambes (et en voix).

La transmission d’un tube

Reste alors la déferlante Louise Attaque, presque aussi puissante que lors de ce magistral concert à l’AB en avril dernier. Le plaisir est réel. Et lorsque commence "J’ t’emmène au vent", des vagues entières de jeunes gens, dont quasiment aucun n’était né en 1997 à sa sortie, ont afflué vers la scène. Une scène hallucinante montrant la véritable force d’un authentique tube.

Fin pour nous d’une fête qui s’est poursuivie le dimanche, malgré l’annulation du concert de Tiken Jah Fakoly, coincé en Afrique, faute d’avion. Avec une telle affiche et une telle météo, le mode détente ne demandait qu’à se prolonger…

 

François Colinet 

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