C'est vous qui le dites

Les Restos du Cœur, vous y pensez, c’est devenu une option ?

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05 sept. 2022 à 09:37Temps de lecture2 min
Par C'est vous qui le dites

Les Restos du Cœur s’attendent à voir de nombreux nouveaux visages. Pendant les deux années de Covid, les demandes avaient déjà explosé, mais les Restos du Cœur belges voient déjà de plus en plus de monde arriver et s’attendent à ce que la demande soit de plus en plus forte dans les prochaines semaines et prochains mois, tellement il est devenu difficile de s’en sortir.

Les Restos du Cœur, vous y pensez, c’est devenu une option ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

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"J’ai trop honte d’être pauvre"

Olivier, un auditeur de Rixensart, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "Je n’ai jamais pensé aux Restos du Cœur. C’est une belle initiative, mais j’ai toujours eu beaucoup trop honte d’être pauvre. Je suis issu d’un milieu bourgeois et je suis tombé dans la pauvreté. Je suis rejeté par mon milieu d’origine et complètement isolé. J’ai dû renoncer à beaucoup de choses. Mes lunettes sont griffées, j’ai besoin d’aller chez le dentiste et j’ai de gros problèmes de santé, mais je n’ai pas les moyens de me soigner."

Je ne vais pas pouvoir pas me chauffer cet hiver, je n’ai aucune solution

"À 63 ans, je suis de plus en plus pauvre et je ne vois aucune issue. J’ai trop honte pour aller aux Restos du Cœur ou au CPAS. Je pense tous les jours au suicide, qui est une idée consolatrice car c’est un raccourci pour moi. La vie est très dure."

Le numéro de la ligne d’écoute gratuite de Prévention Suicide, disponible 24 h/24 : 0800 32 123.

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"J’ai peur du regard des autres"

Du côté d’Anderlecht, Nathalie nous partage son témoignage : "Je viens de vivre des situations compliquées dans ma vie personnelle. Mon fiancé est décédé quelques mois avant notre mariage. N’étant pas domiciliée avec lui et comme il était mon patron, je n’ai pas eu droit aux aides. Ma maman s’est suicidée. Mon père habite loin, je suis très seule. Je ne pense pas aller aux Restos du Cœur par honte et à cause du regard des gens. J’ai une fratrie qui a réussi sa vie et j’en suis fière, j’ai peur de leur regard, qu’ils se disent que grande sœur manque à son devoir."

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"C’est la dégringolade"

Le débat se termine avec Thomas à Saint-Ghislain : "Il y a encore un an, jamais je n’aurais envisagé d’aller aux Restos du Cœur. Mais mon contrat de travail a pris fin, et depuis, c’est la dégringolade. Financièrement, c’est de plus en plus dur de s’en sortir et on devra aller aux restos du Cœur avec ma famille. Il y a un sentiment de honte, on essaie de repousser les échéances, mais c’est très compliqué. Les plus démunis sont toujours stigmatisés. Dans ma ville, tout se sait très rapidement. Ma femme travaille, mais nous ne pouvons pas vivre décemment avec un seul salaire. Je ne sais plus comment m’en sortir."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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