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Prix de l'énergie

Les réseaux de lutte contre la pauvreté demandent l'ancrage de l'extension du tarif social

Les réseaux de lutte contre la pauvreté demandent l'ancrage de l'extension du tarif social
11 mars 2022 à 09:431 min
Par Belga

Les réseaux de lutte contre la pauvreté ont rencontré hier/jeudi la ministre de l'Énergie, Tinne Van der Straeten et la Ministre de la lutte contre la pauvreté Karine Lalieux, afin de leur remettre leurs propositions en matière de réponse à la hausse des prix de l'énergie.

Réunies au sein du Réseau belge de lutte contre la pauvreté (BAPN), ces associations ont présenté quatre recommandations.

"Nous demandons au gouvernement fédéral d'ancrer structurellement l'extension du tarif social pour les personnes bénéficiant d'une allocation majorée mais aussi d'étendre le tarif social à un plus grand groupe de personnes", explique Caroline Van der Hoeven, coordinatrice de BAPN. "Nous souhaitons également le gel temporaire des factures énergétiques pour les personnes ayant un tarif social et la modulation de l'accise en fonction du revenu".

L'ancrage structurel de l'extension du tarif social est une règle corona introduite fin 2021 et qui devait d'abord être appliquée jusqu'au 31 mars, puis a été prolongée jusqu'au 30 juin prochain. Mais il ne semble pas que les prix de l'énergie doivent baisser de manière significative dans un futur proche.

Il faudrait également étendre le tarif social à un plus grand groupe de personnes car, estime BAPN, la classe moyenne moins aisée risque aussi de connaître des difficultés en raison de la hausse des prix de l'énergie.

En outre, les réseaux de lutte contre la pauvreté demandent, d'une part, le gel temporaire des factures énergétiques pour les personnes ayant un tarif social et, d'autre part, que le tarif social diminue plus rapidement lorsque les prix du marché baissent.

Enfin, si une réduction de la TVA est mise en œuvre, il serait préférable de l'accompagner d'une modulation des droits d'accises, estime BAPN. De sorte que les personnes à faibles revenus ne reçoivent pas de droits d'accises ou en reçoivent moins, et que les revenus plus élevés contribuent davantage. Les associations demandent que cela se fasse en fonction des revenus, et non en fonction de la consommation.

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