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Les Quatres Saisons

Les Quatre Saisons de Benoît Lutgen : "La présidence d’un parti ? Bonjour les emmerdes"

Les Quatre Saisons de Benoît Lutgen

"La présidence d'un parti ? Bonjour les emmerdes !"

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Benoît Lutgen est un habitué des phrases chocs. Il est comme ça, il ne changera pas. Mais ce n’est que la face émergée de l’iceberg. Lorsque vous lui posez une question, il peut tenir le crachoir très longtemps. Parce qu’il aime les incises. Et il apprécie surtout d’avoir un propos nuancé. Derrière le propos "cash", il y a donc des précisions, des bémols, une certaine gradation. On pourrait dire so cdH, enfin, so Les Engagés. Mais c’est ainsi : le bourgmestre de Bastogne a toujours un petit truc à rajouter. Raison pour laquelle le podcast que vous allez écoutez est plus long que d'habitude...

Ainsi, vous entendrez une histoire que l’ancien ministre wallon de l’Agriculture n’avait jamais racontée sur une tentative de déstabilisation de son parti par l’un de ses membres. Racontée en toute amitié, évidemment : "Il a parfois eu du pif, mais il n’a pas eu du pif. Le Richard [Fournaux], il s’est barré et il ne fallait pas se barrer à ce moment-là"

Plus de 20 ans déjà qu’il est en politique. Voire 46 en fait : il n’a que 6 ans lorsque son père, Guy, devient bourgmestre de Bastogne. Et Benoît s’en souvient comme si c’était hier. Il a quelques années de plus lorsqu’il milite pour que les copains privés de classe de neige puissent y participer gratuitement : le voyage sera annulé. Il ne réussit pas tout ce qu’il entreprend, comme lorsqu'il tente le coup politique de sa vie, le 19 juin 2017, il y a cinq ans, en essayant d'exclure le PS des majorités en Wallonie et à Bruxelles. Aujourd'hui, il s'y prendrait "différemment". 

Mais parfois, il a fallu un peu le pousser. Rarement, vous entendrez personnalité de politique de haut niveau admettre qu’il y avait une forme "d’illégitimité" à le voir devenir ministre, qu’il est éprouvait "un manque de confiance" en lui, qu’il a accepté des fonctions "aussi" par devoir. La présidence d’un parti, le Graal dans un pays comme le nôtre ? "Bonjour les emmerdes" dit-il. Et c’est vrai que les emmerdes, elles ont été nombreuses.

Si le député européen Benoît Lutgen ne joue plus les premiers rôles en Belgique politique, il continue d’être au four et au moulin dans sa commune où il aimerait prolonger son bail à la maison communale, repoussant d’autant plus ses rêves de voyages, en Afrique et en Inde. On a tout de même du mal à l’imaginer loin de Bastogne et de ses quatre chiens.

"Heureux de moi, on m’a poussé dans l’eau" conclut-il à la fin de cet épisode. C’est le parcours (a) typique d’un homme politique à nul autre pareil.

 

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