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Les podcasts spécialisés dans les "true crime" ont la cote

Photo d’illustration d’une scène criminelle
18 janv. 2022 à 10:322 min
Par AFP

Le crime ne profite pas seulement aux malfaiteurs. Il fait aussi les choux gras des créateurs de podcasts spécialisés dans le "true crime", ces affaires judiciaires particulièrement en vogue ces dernières années. Leurs programmes font partie des podcasts les plus écoutés en 2021, selon la société Pacific Content.

L’entreprise a analysé 432 podcasts apparaissant dans les classements annuels que publient des médias comme Esquire, Vulture et The New York Times à l’approche des fêtes. Il s’avère que les récits d’histoires criminelles réelles représentent 17% des podcasts mentionnés dans ces listes de fin d’année.

Seules les émissions appartenant à la catégorie "Société & Culture" y sont plus citées (33%). Mais, comme le souligne Pacific Content, ce système de classification est assez imparfait. Jusqu’à il y a quelques années, des podcasts emblématiques du "true crime" comme "Criminal" et "The Serial Killer Podcast" apparaissaient sous l’étiquette "Société et Culture".

Pourtant, les feuilletons audio portant sur des faits divers ne datent pas d’hier. Le premier d’entre eux, "Serial", a été diffusé entre octobre et décembre 2014 sur l’antenne publique américaine (NPR). Le succès a été immédiatement au rendez-vous et les auditeurs américains ont été maintenus en haleine pendant douze épisodes pour faire la lumière sur les circonstances de la mort de Hae Min Lee en janvier 1999 dans le Maryland.

Un public de passionné(e) s

Les "true crime" ont largement contribué à redynamiser la production de podcasts aux États-Unis et comptent désormais dans leur rang des émissions judiciaires populaires comme "Dirty John" et "My Favorite Murder". Leur public ? Des passionnés de faits divers, souvent biberonnés aux polars et aux émissions d’investigation comme "Faites entrer l’accusé".

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, beaucoup sont des femmes. Cet engouement n’étonne pas Amanda Vicary, professeure agrégée de psychologie à l’Illinois Wesleyan University. "Mes recherches suggèrent que les femmes sont attirées par les vraies affaires criminelles en raison des informations qu’elles peuvent en tirer, même si elles ne sont pas conscientes que c’est peut-être la raison pour laquelle elles écoutent !", avait-elle expliqué à Spotify en 2019. "Dans mes travaux de recherche, les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’être attirées par les récits 'true crime' dans lesquels elles savaient qu’elles allaient découvrir la psychologie du tueur".

Sur le fond, l’intérêt pour les faits divers n’a rien de nouveau. Les affaires judiciaires ont entraîné les premiers tirages massifs de la presse papier au XIXème siècle. C’est donc dans la continuité des choses qu’elles plaisent autant sous forme de podcasts.

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