RTBFPasser au contenu
Rechercher

Regions Flandre

Les partis flamands accordent leurs violons sur le problème de l’azote dans les fermes

"Il y a les entreprises classées orange, la diminution du cheptel porcin, le soutien à l’investissement pour des installations sans azote. Personne ne remet cela en question", a déclaré le ministre-président flamand Jan Jambon.
22 mai 2022 à 16:49Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Marie-Laure Mathot

L’accord sur le problème de l’azote dans les exploitations agricoles en Flandre reste intact, ont assuré ce week-end les partis qui composent le gouvernement Jambon.

Cet accord conclu dans la douleur au mois de février passe très mal dans une partie du monde agricole flamand. L’arrivée d’un nouveau ministre flamand de l’Agriculture, en la personne de Jo Brouns (CD&V), a ravivé l’espoir du Boerenbond, principal syndicat agricole au nord du pays et proche du CD&V, d’un accord soutenu par le secteur et qui lui offre des perspectives. M. Brouns lui-même, lors de sa désignation, n’a pas exclu qu’il soit adapté. Du côté de l’Open Vld, le président Egbert Lachaert a invoqué des erreurs et des "absurdités" qui devaient être corrigées.

Une enquête publique est en cours. Samedi, sur les ondes de la VRT, le vice-ministre-président libéral, Bart Somers, a fait savoir que les fondements de l’accord ne seraient pas modifiés. "Nous devons continuer à écouter et tenir compte des arguments rationnels, des objections et des critiques. C’est à cela que sert l’enquête publique", a-t-il expliqué avant d’avertir que sans accord, un scénario à la hollandaise menaçait avec des permis qui seraient cassés en justice.

La vice-ministre-présidente CD&V, Hilde Crevits, a abondé dans le même sens : il faut tenir compte des résultats de l’enquête publique mais les objectifs ne sont pas remis en question. Elle a également contesté les affirmations selon lesquelles le nouveau ministre serait un lobbyiste du Boerenbond.

Personne au gouvernement flamand ne remet en cause l’accord, a affirmé le ministre-président Jan Jambon (N-VA). "Comme toujours dans ce genre de dossiers, une enquête publique est en cours et nous évaluerons ensuite. La discussion porte seulement sur des dossiers individuels d’exploitations agricoles qui doivent fermer (la liste rouge, ndlr). C’est un élément mais l’accord est plus large. Il y a les entreprises classées orange, la diminution du cheptel porcin, le soutien à l’investissement pour des installations sans azote. Personne ne remet cela en question. Il s’agit en fait d’une quarantaine d’entreprises classées en rouge sur 12.000 exploitations de bétail", a-t-il expliqué en qualifiant de "foutaise" l’affirmation selon laquelle l’accord serait mort.

Sur le même sujet

Pays-Bas : soutenu par des organisations complotistes, sur quoi débouchera le mouvement de colère des agriculteurs ?

Monde Europe

Plan "Azote" aux Pays-Bas : les déchets qui bloquaient l'autoroute A1 aux Pays-Bas ont été nettoyés

Monde Europe

Articles recommandés pour vous