Chroniques

Les objets connectés envahissent le monde

Les objets connectés envahissent le monde

© © Tous droits réservés

02 sept. 2013 à 08:26 - mise à jour 10 janv. 2014 à 07:15Temps de lecture2 min
Par Alain Gerlache

Une raquette bourrée de capteurs qui a été mise au point par une firme française. Le but, c’est de fournir au joueur une foule d’informations à propos de son jeu : sa technique, sa puissance, son endurance, le nombre de services, de smashes, etc. Les informations sont transmises à un appareil mobile ou un ordinateur. Elles peuvent être consultées et analysées via une application spécifique. Pratique pour mesurer ses progrès, voire pour se comparer avec d’autres utilisateurs de ce type de raquette. Selon le fabricant, la raquette a une autonomie de 6 heures et peut stocker 150 heures de jeu. Elle est déjà en vente aux Etats-Unis au prix de 300 euros.

Et ça reste une vraie raquette de compétition ?

Le fabricant affirme que les capteurs embarqués ne l’alourdissent pas et ne nuisent pas à ses qualités. Et il l’a fait tester par deux joueurs de haut niveau : Raphaël Nadal et Jo-Wilfried Tsonga. De toute façon, ce n’est qu’un exemple. La tendance est nette à cette édition du CES : de plus en plus d’objets passent à des versions connectées. C’est ce qu’on appelle l’internet des objets. Ce n’est pas neuf, mais ça semble décoller. Une des raisons, c’est que le marché des appareils électroniques traditionnels ne suffit plus pour garantir la croissance. Ne parlons pas des télés ou des ordinateurs, même le téléphone intelligent arrive à maturité. Il faut donc conquérir de nouveaux territoires.

Comme aussi l’automobile, nous en parlions il y a quelques jours.

Oui ou les montres, quoi qu’il agit en réalité plutôt d’un autre écran pour le téléphone. Mais les objets les plus banals de la vie quotidienne s’y mettent aussi : des brosses à dents, des lunettes, et mêmes des lits ! Oui, des lits intelligents qui surveillent vos habitudes de sommeil en enregistrant vos mouvements.

Précision : on peut toujours désactiver les capteurs si, comme l’a dit un responsable de la firme à la radio publique américaine, " vous faite d’autres choses dans votre lit, que vous ne souhaitez pas voir listées ".

On en revient toujours à la protection de la vie privée.

Oui. Et il faudra bien s’en préoccuper. L’internet des objets, c’est aussi une nouvelle collecte massive d’informations qui, d’une manière ou d’une autre, risquent d’être accessibles à des tiers. Sans tomber dans la parano, à côté d’un monde où tous les objets qui vous entourent peuvent vous épier, vos statuts Facebook ou vos photos sur Instagram, c’est de la rigolade…

 

@AlainGerlache #médiaTIC

Sur le même sujet

Le téléphone mobile, ce mouchard qui mesure vos performances quotidiennes

Internet des objets: le changement c'est maintenant

Articles recommandés pour vous