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Les lobbyistes auditionnés à la Chambre devront être totalement transparents

L'idée découle des conclusions de la commission d'enquête "transaction pénale"
03 mai 2018 à 18:58 - mise à jour 03 mai 2018 à 18:58Temps de lecture1 min
Par A. L. avec F. Van Eeckhaut

Tenter de regagner la confiance des citoyens, c'est l'un des objectifs des propositions adoptées mercredi par les députés fédéraux en commission du règlement de la Chambre. Parmi ces décisions : instaurer au parlement fédéral un vrai "cadastre des lobbies" histoire de donner plus de transparence à qui tenterait d'influencer les travaux parlementaires.

L'idée découle des conclusions de la commission d'enquête "transaction pénale", baptisée aussi "Kazakhgate", où l'on avait pointé le fait qu'en 2011 lors de l'élaboration de cette loi instaurant une transaction financière permettant d'échapper à une sanction pénale, des professeurs d'université étaient venus informer les sénateurs, soi-disant de manière neutre et impartiale, alors qu'ils étaient au même moment les avocats des diamantaires anversois très intéressés par cette transaction pénale : un comble. Personne ne savait ou ceux qui savaient n'avaient rien dit.

A l'avenir, on s'inspirerait de ce qui se fait auprès de l'Union européenne où les lobbyistes sont officiellement enregistrés - 10.000 environ : entreprises, consultants, avocats, syndicats, ONG, associations de consommateurs. Les lobbyistes devront signer un registre rendu public sur le site internet de la Chambre, dans lequel ils feront état de leurs titres et qualités. Au début d'une audition, ils devront déclarer leurs liens éventuels avec les textes en préparation, et qui les paient. Des mesures signées et adoptées majorité et opposition.

Petite faille néanmoins : s'ils s'enregistrent en entrant à la Chambre, les lobbyistes ne devront pas déclarer qui ils viennent rencontrer; sachant que les contacts peuvent aussi exister hors parlement.