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Les inondations, un an après : rester à Pepinster à tout prix

La famille a décidé de rester à Pepinster.

Après les inondations qui ont touché la Belgique en juillet 2021, certaines familles n’ont pas pu retourner dans leurs maisons. Il a fallu trouver un autre logement. Certains ont fait le choix de partir, pour mieux oublier. D’autres ont voulu rester dans leur quartier.

Nous sommes allés à la rencontre de Madeline et de sa famille. Leur maison a été envahie par les crues l’été dernier.

Lors des inondations, Madeline Brasseur (en rose) est restée 11 heures sur le toit, avec son mari et ses enfants.
Lors des inondations, Madeline Brasseur (en rose) est restée 11 heures sur le toit, avec son mari et ses enfants. RTBF

Lors des inondations, Madeline Brasseur est restée 11 heures sur le toit, avec son mari et ses enfants : "On est sortis par le velux arrière du 2e étage. On est passés sur le toit, et ensuite, sur les toits des voisins", se souvient-elle.

Aujourd’hui, leur maison tient toujours debout, mais plus pour longtemps : "L’odeur est intenable, il y a de la moisissure jusqu’au plafond. Je n’avais pas envie de partir d’ici", explique Madeline, les larmes aux yeux. "Ma vie, je la voyais ici. On a construit tellement de choses. Notre dernier est né dans cette maison."

Pendant 11 mois, la famille passe d’un hôtel, à un appartement, à une maison. Avec l’argent de l’assurance, le couple rachète des meubles. Et c’est seulement au mois de juin dernier qu’il devient, enfin, propriétaire d’une nouvelle maison.

Les enfants voulaient retrouver leurs racines

Une nouvelle maison qui se situe à nouveau à Pepinster, à 100 mètres de la Hoëgne, une autre rivière : "Dans le centre de Pepinster, automatiquement on est entourés par le Hoëgne ou par la Vesdre. C’est un choix qu’on a fait aussi pour les enfants. Ils ont été impactés fortement psychologiquement par ce qui s’est passé, et lorsqu’on leur a proposé d’essayer de retrouver une maison, mais sur les hauteurs, ils ne se sentaient pas du tout capables de pouvoir le vivre, et ils nous ont demandé de pouvoir retrouver leurs racines, c’est-à-dire le centre", explique Paul Brasseur.

Dans quelques heures, la famille va passer sa première nuit dans sa nouvelle maison. L’ancienne, elle, va être prochainement démolie. Il ne restera alors plus que des souvenirs.

Sur le même sujet : archive du JT du 15/07/2021

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