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Les inondations, un an après: "N'oublions pas les infrastructures sportives" témoigne Pierre Cornia, entraineur des Liège Panthers

Spéciale inondations à Esneux : Pierre Cornia, entraîneur des Liège panthers, était au JO de Tokyo

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Pierre Cornia est l'entraineur des Liège Panthers, club de division 1 de basketball féminin, et l'assistant coach des Belgian Cats, l'équipe féminine nationale. Il habite à Esneux. Ce matin, il était l'un des invités de notre émission spéciale Liège Matin consacrée aux inondations.

Un an après les inondations, certaines infrastructures sportives sont toujours laissées à l'abandon. Des travaux ont bien sûr été réalisés, mais pas partout, car la priorité reste le logement.

Pour Pierre Cornia, il est important de restaurer ces infrastructures au plus vite: "Les jeunes ont besoin de ça. Les jeunes ont besoin de pouvoir s'exprimer, s'extérioriser, et les infrastructures sportives sont faites pour ça" explique l'entraineur. "Maintenant, à décharge des autorités, je pense que ça n'a pas été simple à gérer. Il y a un mois, je suis revenu de Pepinster, et quand on voit les dégâts qu'il reste encore, c'est impressionnant."

Il y a un an, Pierre Cornia quittait en urgence les JO de Tokyo

Il y a un an, la maison de Pierre Cornia, située à Esneux, a été inondée. A l'époque, il n'était pas chez lui. L'entraineur se trouvait aux JO de Tokyo, avec l'équipe nationale. Il se souvient: "Quand on est aux JO, on est un peu dans une bulle, on ne se rend pas toujours bien compte. Moi, j'étais plutôt optimiste par rapport aux inondations". Mais les nouvelles qu'il reçoit au fil des heures de la Belgique ne sont pas bonnes. Vu l'ampleur de la situation, l'entraineur décide alors de quitter les JO et de rentrer: "Après un jour, j'étais tout le temps en contact avec mon épouse, et je me suis rendu compte que c'était énorme, qu'on n'avait jamais connu ça. Et à ce moment là, on n'hésite plus. Je suis revenu le plus vite que j'ai pu".

Tout le monde s'entraidait, c'était réconfortant

Sur place, Pierre Cornia a pu mesurer la solidarité qui s'est nouée entre les habitants sinistrés: "C'était quelque chose d'incroyable. Je me souviens, quand je suis revenu, la première image, c'est l'avenue Montefiore, et c'était complètement encombré. On faisait du gymkhana entre les gens qui mettaient leurs détritus sur la route. Et après, ce qui était extraordinaire, c'était la solidarité entre les gens. Tout le monde s'entraidait, c'était quand même réconfortant."

Et par rapport à d'autres sinistrés de son quartier, Pierre Cornia s'estime avoir été chanceux: "Ici, sur Esneux, il y a quand même 5 personnes qui ont perdu la vie. C'est énorme. Nous, on a la chance que la maison est surélevée."

Retrouver l'interview complète de Pierre Cornia dans notre vidéo.

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