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Les fruiticulteurs se méfient des gelées tardives

Nicolas et Jules-André Goffin
15 avr. 2019 à 14:00 - mise à jour 15 avr. 2019 à 14:00Temps de lecture2 min
Par Marc Mélon

La journée de ce lundi est ensoleillée mais les deux dernières nuits ont été froides. Chaque matin, à Rosoux (commune de Berloz, en province de Liège), Jules-André et Nicolas Goffin, producteurs de fruits, regardent attentivement leurs arbres. Ici, ce sont des cerisiers. Jules-André Goffin explique : "On a eu deux nuits vraiment très froides. Heureusement, elles ont été limite. Un ou deux degrés de moins, ça aurait été réellement très mauvais, et ici je pense qu'on est arrivés à passer le cap des nuits de gel. On a eu très peu, voire pas, de dégâts".

Des bougies anti-gel

Les producteurs de fruits disposent de bougies anti-gel qu’ils placent dans leurs plantations. Nicolas Goffin explique : "Ce sont des bougies anti-gel qu'on va allumer en cas de températures inférieures à moins deux, moins trois degrés, en n'en mettant un certain nombre à l'hectare. Ici, en l’occurrence, on voulait gagner deux degrés, on a donc dû en mettre 200 à l'hectare pour augmenter la température. Et ça fonctionne très bien".

La parcelle est couverte d'une bâche qui permet déjà de gagner quelques degrés.
La parcelle est couverte d'une bâche qui permet déjà de gagner quelques degrés. RTBF - Marc Mélon

Une bâche de protection

Cette parcelle est couverte par une bâche. Rien qu’avec cette protection, le producteur de fruits gagne quelques degrés de température. Cela représente un investissement de 50.000 euros par hectare : "On les a mises pour combattre le froid. Dû à l'effet de serre et grâce aux bâches, on va gagner grosso modo de l'ordre de deux à trois degrés. Ça va permettre également pendant la saison de ne pas avoir de grêle. Et puis réellement, à la récolte, de ne pas avoir de cerises éclatées, ce qui permet réellement d'avoir une récolte constante chaque année".

Des asperges sensibles

La ferme Goffin produit également des asperges. Un produit extrêmement sensible : "Les asperges sont beaucoup plus sensibles que tous les arbres fruitiers. On est à même le sol où un gel à moins deux peut être fatal. Ici, on a perdu toutes les asperges qui étaient sur champ qui avaient déjà émergé et toutes les asperges en devenir repousseront. Et, dans une semaine, avec les températures qu'on a, on peut imaginer récolter à nouveau".

Mauvais souvenirs du mois d'avril 2017

Pour ce mois d’avril, les producteurs vont rester sur leurs gardes. La nuit du 19 au 20 avril 2017, le thermomètre indiquait -4 degrés et même à certains endroits -6 degrés. Une situation qui avait occasionné dans les vergers des dégâts considérables.

Les fruiticulteurs et le gel en période de floraison

JT 13h

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