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Tendances Première

Les fleurs, ca pollue… mais vous pouvez changer les choses

Les fleurs, ca pollue… mais il existe des solutions
15 juin 2021 à 08:53Temps de lecture2 min
Par Christian Rousseau

Ce beau bouquet qui sent bon et qui décore votre salon ou votre salle à manger, que vous avez reçu pour la fête des mères, pour votre anniversaire ou pour le baptême des enfants, on pense toujours que : vu que ce sont des fleurs c’est forcément naturel, or ces bouquets de plaisir éphémère cachent souvent d’horribles secrets ! Les explications de Robert Colard

Les fleurs, ca pollue

Les fleurs qu’on achète dans les réseaux classiques de distribution ne viennent pas de votre jardin. Ce ne sont pas des fleurs sauvages. Elles sont produites à l’étranger. Une très grande partie des fleurs dites coupées (les roses, les tulipes, les orchidées…) viennent souvent de très loin.

Un seul bouquet de rose, c’est l’emprunte carbone d’un vol Paris-Londres.

Toutes nos belles fleurs viennent essentiellement d’Amérique centrale, d’Inde ou d’Afrique. Avant d’atterrir dans votre vase, elles ont fait un long voyage en avion

Elles viennent également de régions où l’utilisation des engrais et des pesticides ne suivent pas les mêmes normes que dans nos pays. En clair, on arrose allègrement de produits phytosanitaires pour lutter contre les rongeurs ou les maladies mais qui ne sont pas sans risque pour notre santé.       

Plus encore

Les fleurs sont très sensibles aussi aux changements de températures, on va les faire pousser la plupart du temps en dessous de serres immenses, avec chauffage ou climatisation comme c’est le cas au Pays-Bas !

Un exemple frappant : une rose néerlandaise va produire autant si pas plus de C02 qu’une rose cultivée au Kenya qui arrive chez nous par avion.

En plus des nuisances environnementales, il y a souvent des nuisances … humaines. Ces fleurs importées font l’objet de critiques car elles sont cultivées par des personnes qui ne bénéficient pas de protection par rapport aux pesticides et aux engrais qu’ils utilisent et aussi, surtout, parce qu’ils n’ont pas la plupart du temps de salaires décents.

Existe-t-il des solutions ?

Il existe des alternatives responsables, locales, durables. Nous avons d’ailleurs par téléphone une des associées d’un projet très sympa qui s’appelle Marie Poppies,

C’est un distributeur belge de fleurs écoresponsables. L'initiative semble nécessaire. Aujourd'hui, si un fleuriste veut vendre des fleurs éco responsables, il devra passer par plusieurs fournisseurs. Et bien souvent, faute de temps, ce n'est pas possible.

Est-ce plus cher? 

Inévitablement, il y a un surcout. Un bouquet éco-responsables couterait  2 à 3 euros plus chers qu’un bouquet " traditionnel ".

http://www.mariepoppies.be/

Tendances Première : Les Tendanceurs

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