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Les exigences de la Russie sur l'Otan "complètement inacceptables" pour la Suède

La ministre suédoise des Affaires étrangères, Ann Linde, participe à une session de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN à Riga, en Lettonie, le 1er décembre 2021.
20 déc. 2021 à 21:122 min
Par AFP

Les exigences formulées par Moscou sur l'Otan, notamment sur le gel de son élargissement en Europe, sont "complètement inacceptables" a affirmé lundi la Suède, non membre mais Etat partenaire de l'Alliance atlantique.

"Nous n'allons pas entrer dans l'Otan ni maintenant ni plus tard, mais c'est une décision entièrement suédoise qui ne regarde personne d'autre", a affirmé le ministre suédois de la Défense Peter Hultqvist dans un entretien avec le quotidien Dagens Nyheter.

C'est complètement inacceptable pour nous

L'objectif des propositions de Moscou est de "créer une sphère d'influence russe où la partie russe exercerait une influence sur des pays dans notre voisinage proche. Nous serions également affectés et c'est pourquoi c'est complètement inacceptable pour nous", dit-il.

La question de l'adhésion

La Russie a dévoilé vendredi des propositions de traités pour limiter drastiquement l'influence américaine et de l'Otan dans son voisinage, à un moment où Moscou est accusé de préparer une offensive contre l'Ukraine.

Les deux textes présentés, l'un concernant l'Otan et l'autre les Etats-Unis, prévoient notamment d'interdire tout élargissement de cette alliance militaire et l'établissement de bases militaires américaines dans les pays de l'ex-espace soviétique.


►►► À lire aussi : La Russie ne peut pas imposer ses vues à l'Otan, selon la ministre allemande de la Défense


Si la Suède, comme le rappelle Peter Hultqvist, n'a pas le projet de rejoindre l'Otan, elle s'en est rapprochée à la fin de la Guerre froide, tournant progressivement la page de la neutralité stricte.

Bien que le gouvernement social-démocrate actuel n'y soit pas favorable, plusieurs partis suédois souhaitent que leur pays souscrive à une "option Otan", comme la Finlande voisine.

Cette "option" permet une adhésion accélérée.

D'autres exigences russes

Au-delà de la question sensible de l'adhésion, d'autres points posent problème côté suédois, comme l'exigence russe que des soldats de l'Otan ne se rendent pas sur le territoire de pays qui n'en étaient pas membres en 1997.

"Nous ne voulons définitivement pas avoir un cadre où d'autres décréteraient avec qui nous pouvons nous entraîner ou ce que nous pourrions faire avec d'autres", a souligné Peter Hultqvist.

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