Belgique

"Les états ont complètement laissé tomber les accords de Paris"

11 déc. 2020 à 19:32Temps de lecture2 min
Par François Ladouce

Aujourd’hui l’Union européenne a relevé son objectif de réduction de gaz à effet de serre pour 2030. D’ici 2030, il devrait y avoir 55% moins de gaz par rapport à 1990 au lieu de 40% initialement prévu. Une décision qui n’a pas fait l’unanimité. À Bruxelles, une cinquantaine de personnes de tous les âges se sont réunies au pied de l’Atomium pour protester.

Le mouvement "Youth for Climate" accompagné des "Grands parents pour le climat" et de "Rise for Climate" ont mené une action conjointe intitulée "Fight for 1.5". Combattre pour que la température n’augmente pas d’1,5 degré, mais les manifestants dénoncent également l’inactivité des responsables politiques face à la situation climatique. Pour rappel, les accords de Paris signés il y a 5 ans par les membres de l’Union européenne prévoyaient la diminution des gaz à effets de serre ainsi qu’une hausse maximale de la température de 1,5 degré. Des promesses non tenues estiment les membres de l’action.

"Les états ont complètement laissé tomber les accords de Paris. On devrait être neutre en carbone en 2030. Ce n’est pas le cas actuellement, on est 20 ans en retard", explique Adélaïde Charlier, co-organisatrice de Youth for Climate. Un retard qu’il incomberait aux futures générations de rattraper. Du côté des manifestants, les décisions des politiques sont jugées invraisemblables, voire loufoques. " Ils espèrent encore pouvoir extraire du CO2 de l’atmosphère pour compenser les émissions qui vont continuer, ils veulent garder le gaz comme énergie de transition. Les énergies à développer maintenant sont le solaire, les éoliennes, tout ce qui est renouvelable et qui n’émet pas du carbone ", expose Larry Moffett, membre de " Rise for Climate ",

Les manifestants attendent une décision claire des autorités. Les représentants politiques doivent se montrer courageux et prendre une décision. " Ils doivent viser plus loin que leurs échéances électorales. La crise sanitaire a montré que les gouvernements étaient capables de prendre des mesures fortes quand il y a une urgence. L’urgence climatique est tout aussi forte et globale que l’urgence sanitaire ", affirme Thérèse Snoy, membre de " Grands parents pour le climat".

Si le gouvernement belge ne change pas sa politique envers le climat, les différentes associations présentes ont annoncé qu’elles continueraient les manifestations.