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Les dirigeants africains réunis à Paris déclarent la guerre à Boko Haram

Cinq chefs d'Etat africains réunis samedi à Paris autour du président français François Hollande
17 mai 2014 à 15:19 - mise à jour 17 mai 2014 à 15:48Temps de lecture1 min
Par Belga News

"Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram", a résumé lors d'une conférence de presse conjointe le président camerounais Paul Biya. Le plan adopté par le sommet prévoit "la coordination du renseignement, l'échange d'informations, le pilotage central des moyens, la surveillance des frontières, une présence militaire autour du lac Tchad et une capacité d'intervention en cas de danger", a détaillé François Hollande. "Il n'est pas besoin pour la France de déployer des unités militaires, elles sont présentes dans la région", a-t-il ajouté.

L'intolérance religieuse n'a plus sa place" en Afrique

Son homologue nigérian Goodluck Jonathan, critiqué pour sa lenteur à réagir après les exactions de Boko Haram, s'est déclaré "pleinement engagé" pour retrouver les 200 jeunes filles enlevées il y a plus d'un mois par les islamistes. Le président tchadien Idriss Deby a souligné "la détermination à faire face aux terroristes qui gangrènent la région". "Ces terroristes ont déjà fait du mal dans la sous-région, les laisser continuer, c'est prendre le risque de laisser l'ensemble de la sous-région, de l'Afrique dans le désordre". "Nous sommes décidés à mutualiser nos efforts, nos ressources au plan régional et international", a renchéri de son côté le président du Bénin, Thomas Boni Yayi. "L'intolérance religieuse n'a plus sa place" en Afrique, a-t-il martelé. Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, s'est félicité enfin que le sommet de Paris ait permis de discuter du long terme et "du développement économique et social de la zone".

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Union européenne étaient également représentés au sommet de Paris.

Belga

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