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Les directeurs et directrices de l’enseignement fondamental tirent à nouveau la sonnette d’alarme sur leur surcharge de travail

Les directeurs Benoît Chandelle et Anne Plumier
21 déc. 2021 à 05:072 min
Par Marc Sirlereau et Thi Diem Quach

Entre les enfants, les parents et les enseignants, ces directeurs et directrices de l’enseignement fondamental sont sans cesse au front et sur le pont. C’était déjà le cas par le passé mais avec le Covid, tout s’est amplifié.

Ce mardi matin, ils veulent une nouvelle fois se faire entendre. Ils vont se rassembler à Bruxelles et rencontreront Caroline Désir, la ministre de l’Enseignement obligatoire.

"Une surcharge administrative permanente"

Le quotidien de ces directeurs et directrices de tout réseau, est surtout marqué par des tâches administratives de plus en plus lourdes et nombreuses. Et parallèlement, ils estiment avoir peu d’aide pour les épauler. Très, très rare de rencontrer, par exemple, un directeur dans une école fondamentale qui dispose d’un secrétariat. Aujourd’hui, ils retapent sur le clou à ce niveau-là.

Benoît Chandelle est directeur de l’école libre Saint-Joseph Belleflamme à Grivegnée, près de Liège, et vice-président du Collège des directeurs de l’enseignement libre. "Lorsqu’on a fini l’administratif, il nous reste éventuellement à gérer l’humain. Et l’humain aurait bien besoin de reprendre sa place essentielle à l’école. Et puis, quand on a fini tout ça, on aurait envie d’aller dans une classe mais la journée est finie. Et cela nous manque terriblement."

Comme tous ses collègues, Benoît Chandelle doit assumer plein de choses dans son école. Il y est un peu l’homme-orchestre qui va notamment remettre lui-même du savon dans les toilettes.

"J’ai déjà pensé arrêter mais j’aime mon métier"

Anne Plumier est la directrice de l’école libre Saint-Louis à Strée. Et elle, aussi, est en permanence au four et au moulin. "J’ai déjà pensé arrêter mon travail. Car le fait d’être pressée comme un citron devenait insupportable à vivre. J’aime mon métier et mon école mais parfois, je me demande tout de même si je vais tenir le coup jusqu’au bout."

Anne Plumier assume la fonction de directrice mais comme son école ne compte pas un nombre élevé d’élèves, elle a aussi un mi-temps comme institutrice en première et deuxième années. "C’est mon bol d’oxygène. Pour le moment, on est tellement assailli de directives de toute part, que du coup, lorsque je suis en classe, j’oublie tout ça et je me consacre à mes élèves."

Dernière précision importante, sur le plan financier, les directeurs et directrices, malgré leur responsabilité importante notamment, touchent leur salaire d’enseignant avec une petite prime liée au nombre d’élèves dans l’établissement.

Anne Plumier en compagnie de ses élèves
Anne Plumier en compagnie de ses élèves TDR

Anne Plumier assume la fonction de directrice mais comme son école ne compte pas un nombre élevé d’élèves, elle a aussi un mi-temps comme institutrice en première et deuxième années. "C’est mon bol d’oxygène. Pour le moment, on est tellement assailli de directives de toute part, que du coup, lorsque je suis en classe, j’oublie tout ça et je me consacre à mes élèves."

Dernière précision importante, sur le plan financier, les directeurs et directrices, malgré leur responsabilité importante notamment, touchent leur salaire d’enseignant avec une petite prime liée au nombre d’élèves dans l’établissement.

Sur le même sujet au JT de 19h30, ce mardi 21/12/21 :

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