Diables Rouges

Les Diables Rouges retrouvent le pays de Galles... 5 ans après la claque de l’Euro !

Les réactions étaient bien différentes dans les deux camps après le coup de sifflet final.

© Isosport

22 mars 2021 à 14:00Temps de lecture3 min
Par Raphaël Deby

Un véritable cauchemar : Voilà ce qu’a vécu le pays entier le soir du 1er juillet 2016. Arrivés plein d’espoir pour l’Euro en France, les Diables rouges sont éliminés en quarts de finale par le pays de Galles. Pratiquement cinq ans plus tard, les deux équipes se retrouvent, ce mercredi 24 mars, pour la première journée des qualifications pour la prochaine Coupe du monde. Retour sur un traumatisme qui a laissé des traces.

Après une phase de poules compliquée, marquée par une défaite cinglante face à l’Italie, la Belgique effectue une démonstration face à la Hongrie en huitièmes de finale (4-0). Se présente face à elle : le pays de Galles dont c’est la première participation à une grande compétition. La Belgique voit grand. Avec la France, l’Italie et l’Allemagne dans l’autre partie de tableau, sans oublier les éliminations de l’Espagne et de l’Angleterre, le rêve est possible.

Un match à oublier

Malgré cela, les doutes subsistent. En qualifications, les Diables ont connu beaucoup de difficultés face aux Gallois (nul 0-0 à Bruxelles et défaite 1-0 à Cardiff). En se présentant sur la pelouse de Lille, la défense belge inquiète. Thomas Vermaelen suspendu, Vincent Kompany forfait pour le tournoi et Jan Vertonghen blessé : Marc Wilmots est obligé d’innover au moment de composer son arrière-garde. Il opte pour le jeune Jason Denayer (21 ans) en défense centrale avec Toby Alderweireld alors que Jordan Lukaku arpente le côté gauche.

Les compositions : 

Pays de Galles : Hennessey – Chester, A. Williams, Davies – Gunter, Allen, Ledley, Ramsey, Taylor – Bale, Robson-Kanu

Belgique : Courtois – Meunier, Alderweireld, Denayer, J. Lukaku – Witsel, Nainggolan – Carrasco, De Bruyne, Hazard – R. Lukaku

Les Diables prennent leurs responsabilités dans le début de match en se procurant plusieurs occasions franches. À la fin du premier quart d’heure, la Belgique concrétise sa domination grâce à Radja Nainggolan. Le Ninja demande le ballon et n’hésite pas à prendre sa chance à 35 mètres du but gallois. Sa frappe puissante ne laisse aucune chance à Wayne Hennessey qui ne peut qu’effleurer le cuir du bout des doigts.

La Belgique passe devant mais la Belgique se voit peut-être trop belle. En fin de rencontre, Thomas Meunier évoque ce moment de la rencontre : "Personnellement, après notre premier but et au vu de notre domination, j’ai vraiment cru qu’on allait en mettre deux en première mi-temps et deux en seconde pour plier l’affaire." Grave erreur. Le pays de Galles n’abdique pas et pousse pour égaliser. A la demi-heure, Ashley Williams profite des largesses défensives belges pour remettre les compteurs à zéro sur une tête puissante (1-1). La situation ne s’améliore pas avant la pause : les Diables sont malmenés mais le score tient jusqu’à la mi-temps.

Le remplacement de Yannick Carrasco par Marouane Fellaini semble fonctionner à la reprise, mais l'impression positive ne sera que de courte durée. Moins de dix minutes après la reprise, l’impensable se produit. Sur un centre d'Aaron Ramsey, Hal Robson-Kanu se joue trop facilement de Meunier et Fellaini en se retournant dans le grand rectangle. Le Gallois met ensuite le ballon dans la cage de Thibaut Courtois pour placer son équipe devant (2-1).

Dos au mur, les Diables essaient mais ne parviennent pas à revenir dans le match malgré les montées au jeu de Dries Mertens et Michy Batshuayi. Des actions infructueuses, un arbitrage pas forcément en leur faveur, rien ne va plus pour les joueurs de Wilmots. Tout espoir finit par être enterré à cinq minutes de la fin du match lorsque Sam Vokes place une tête hors de portée de Courtois (3-1).

La Belgique rêvait grand, très grand, mais prend la porte là où personne ne l’attendait vraiment. La déception est immense parmi les supporters qui voyaient déjà les Diables soulever le trophée européen. Deux semaines après la débâcle, Wilmots quitte la sélection. Il est remplacé au début du mois d’août par Roberto Martinez.

Belgique - Pays de Galles : 01 juillet 2016 (1-3)

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Une équipe galloise désormais différente

Cinq ans plus tard, l’ossature des Diables n’a pas vraiment changé. Malgré les années et le changement d’entraîneur, la formation alignée à Lille pourrait avoir l’allure d’équipe-type chez les Diables actuels. Remplacez Jordan Lukaku par Vertonghen et Nainggolan par Youri Tielemans et vous obtenez une composition fort similaire.

Du côté gallois, la donne est différente. Les leaders qu’étaient Bale et Ramsey sont régulièrement absents pour des raisons physiques. Dans le même temps, Ledley n’est plus du tout appelé alors que Robson-Kanu n’a disputé qu’un match depuis 2017. L’actuel sélectionneur, Ryan Giggs, essaie d’influer un nouvel élan comme l’expliquait Roberto Martinez à la suite du tirage au sort : "Il travaille sur le futur et a amené pas mal de jeunesse dans son équipe, ce sera une confrontation compliquée."

Le contexte est cette fois bien différent. Les deux formations entameront à Louvain la campagne de qualification pour la prochaine Coupe du monde au Qatar. Avec une seule place directement qualificative, la marge est faible. Il ne va pas falloir traîner en route pour ne pas se faire surprendre. À trois mois du nouvel Euro, il est temps pour notre équipe nationale d'effacer les démons gallois une bonne fois pour toutes.

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