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Charles Michel: "La fin de la récréation a sonné pour la Grèce"

Charles Michel: "La fin de la récréation a sonné pour la Grèce"
10 juin 2015 à 10:48 - mise à jour 10 juin 2015 à 15:362 min
Par Belga News

Le commissaire en charge des Affaires économiques Pierre Moscovici a "informé" mardi après-midi les représentants grecs "que les dernières suggestions faites ne reflétaient pas les discussions entre MM. Juncker et Tsipras" la semaine dernière à Bruxelles, a affirmé Margaritis Schinas, le porte-parole de l'exécutif européen.

La contre-proposition grecque, a-t-il ajouté, ne va pas non plus dans le sens des "discussions lundi entre M. Moscovici et des représentants grecs", dont le chef de file des négociations politiques Euclide Tsakalotos.

"Le travail se poursuit au niveau technique afin d'essayer de combler l'écart entre les différentes positions et créer les conditions pour un accord unanime des 19 membres de la zone euro", a souligné Margaritis Schinas.

"Quand on veut, on peut", dit Merkel

Une solution est malgré tout possible dans ces difficiles négociations, a jugé Angela Merkel ce mercredi à Bruxelles, laissant échapper au passage un "quand on veut, on peut".

"Mais chaque jour compte", a ajouté la chancelière allemande, qui s'exprimait avant un sommet entre l'UE et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes, rappelant que "le but est de maintenir la Grèce dans la zone euro".

Elle a par ailleurs indiqué qu'elle était prête à rencontrer, "en marge du sommet, le Premier ministre grec, avec le président français" François Hollande. Si Tsipras "veut discuter avec nous, bien sûr que nous le ferons", a-t-elle assuré, tout en rappelant que les négociations sur la dette grecque "doivent continuer avec les trois institutions" que sont l'Union européenne, le FMI et la BCE.

"La fin de la récréation a sonné pour la Grèce"

De son côté, Hollande a appelé à "aller vite" dans les négociations. "Nous n'aurons qu'un seul message : il faut maintenant aller vite, ne pas laisser traîner, ne pas laisser penser à des solutions qui seraient mauvaises et pour la Grèce, et pour l'Union européenne, et pour la zone euro", a dit le président français à Bruxelles.

Notre Premier ministre Charles Michel a quant à lui tenu un discours ferme à l'égard de la Grèce en arrivant au sommet UE-CELAC. "La fin de la récréation a sonné pour la Grèce", a-t-il notamment lancé. "Nous avons été patients, nous attendons maintenant des engagements concrets de la Grèce", a-t-t-il déclaré, invitant Tsipras, à prendre ses responsabilités.

Admettant être lassé de la situation, Charles Michel a souligné que la Belgique était le sixième créancier de la Grèce et se portait garant de 7,2 millions d'euros de sa dette. Il n'a pas exclu que des contacts informels aient lieu avec Alexis Tsipras en marge du sommet.

D'un accord sur les réformes à mettre en place en Grèce dépend le déboursement de 7,2 milliards d'euros, promis à Athènes et en suspens depuis des mois. Les créanciers, UE et FMI, doivent donner leur feu vert puis les 19 pays de la zone euro, à l'unanimité.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'était rendu il y a une semaine à Bruxelles, à l'invitation du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker pour tenter de débloquer les négociations sur la poursuite du financement de la Grèce. Les discussions avaient notamment achoppé sur les modalités d'une réforme des retraites et une hausse de la TVA sur l'électricité.

Depuis lors, les relations entre les deux hommes se sont passablement refroidies, la Commission accusant les autorités grecques de "manœuvrer".

RTBF avec agences

Charles Michel au sommet européen

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