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Les députés francophones valident la réforme de l'aide aux arts de la scène

Le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a validé mardi le projet de décret qui remet à jour les règles à suivre en matière de reconnaissance et de subventionnement du secteur des arts de la scène. Dans l'opposition, les Engagés ont voté contre. Le PTB et DéFI se sont abstenus.

Élément central du dispositif remanié : une ouverture du subventionnement à de nouvelles disciplines telles que l'humour, l'improvisation, les marionnettes. Selon la ministre de la Culture Bénédicte Linard (Ecolo), remplacée temporairement en séance par Valérie Glatigny, pour cause de maladie, le texte offre aussi un cadre favorable à la liberté de création, via le renforcement du dispositif des bourses, notamment à travers la reconnaissance du parcours de l'écriture. Il vise à assurer une représentation plus équilibrée hommes-femmes au sein des projets et opérateurs soutenus. 

Il y est aussi question de simplification, en allégeant la charge administrative, en facilitant les démarches d'évaluation et en harmonisant les différents types d'aides pour que l'opérateur n'ait pas à en combiner plusieurs. 

Réactions politiques

Par la voix de Samuel Nemes, le PTB a jugé que le texte était annonciateur de simplification administrative, de clarté dans la diversification des aides, de promotion de la parité et d'inclusions de nouvelles disciplines. Pour la formation d'extrême gauche, les risques paraissent cependant trop élevés en cas de non refinancement des aides structurelles. Selon Samuel Nemes, l'ouverture à d'autres disciplines se fera, en l'état, aux dépens de certains acteurs qui sont soutenus actuellement. 

Les Engagés sont opposés au futur décret. Au-delà de son inquiétude sur le plan budgétaire, Benoît Dispa a souligné que les opérateurs seront confrontés à un problème de calendrier: ils devront rentrer leur demande à la fin du mois de novembre et concevoir une programmation sans savoir à quoi ils auront droit avant un an.

Le délai de recours contre une décision défavorable (quinze jours) est trop court, a-t-il ajouté. Autres reproches des Engagés : la suppression des aides ponctuelles et de la possibilité de cumuler des aides différentes.   

Benoît Dispa a aussi déploré l'absence de consultation du Conseil supérieur de la Culture et la non prise en compte des remarques du Conseil d'État sur quinze articles.

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