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Les cinémas peuvent rouvrir le 1er juillet mais s'interrogent sur leur rentabilité

Les cinémas peuvent rouvrir le 1er juillet mais s'interrogent sur leur rentabilité
04 juin 2020 à 13:24 - mise à jour 04 juin 2020 à 13:24Temps de lecture1 min
Par Martial Giot et Benjamin Carlier

Géré par l’ASBL Les Grignoux, le cinéma Sauvenière compte quatre salles au cœur de Liège. Ses responsables sont impatients d’accueillir à nouveau des spectateurs. Ils attendent encore des règles précises pour savoir comment va s’organiser la distanciation sociale dans les salles. Mais une chose est sûre, ils travailleront à perte dans un premier temps. Stéphanie Croissant, déléguée à la gestion journalière, explique en effet : "Ça dépendra évidemment des salles mais, en moyenne, je pense qu’on sera à une place sur quatre ou cinq, donc 20%. Cela ne sera certainement pas rentable dans un premier temps. Evidemment, ce qui est compliqué c’est qu’on ne sait pas combien de temps ces mesures vont être d’application et à quel point elles vont s’assouplir."

Le succès d’un cinéma dépend de l’affiche qu’il peut offrir, or, pour l’instant, impossible de savoir ce que les distributeurs vont proposer comme sorties le premier juillet prochain. "On pourrait avoir un film porteur qui va vraiment relever la fréquentation de nos salles et sauver une année ou une année très faible en films qui pourrait nous donner une fréquentation très mauvaise.", relève Stéphanie Croissant.

A Waremme où il est installé depuis un siècle, le cinéma Les Variétés ne dispose que d’une salle de 278 places. Il est géré par un petit groupe de bénévoles qui n’a reçu aucune aide ni subside pendant le confinement. Robert Mawet, le président de l’ASBL estime qu’il pourrait accueillir une soixantaine de personnes par séance : "Notre chance, à mon avis, c’est que nous sommes un cinéma de familles. On va avoir des familles de cinq, six personnes. Donc on va, à mon avis, mettre plus de monde que si on a des couples ou des personnes seules."

Soixante personnes, cela peut être rentable, pense Robert Mawet : "En plus, nous, on travaille en tant que bénévoles, donc on n’a pas de personnel à payer. Ce qui fait le plus peur à mon avis c’est de savoir si les gens vont oser venir au cinéma. Le nettoyage, on a l’habitude, donc ça, ça va."

La réouverture des cinémas : pas simple pour les petites salles (JT du 04/06/2020)

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