RTBFPasser au contenu

Belgique

Les chiffres du coronavirus repartent à la hausse en Belgique : "Ce n'est pas une surprise", affirme Yves Van Laethem

Point presse Sciensano : légère augmentation des contaminations et des hospitalisations, diminution des décès, changement des règles de quarantaine, testing reste nécessaire

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

11 mars 2022 à 10:25 - mise à jour 11 mars 2022 à 13:502 min
Par Victor de Thier

Une semaine après l'annonce du Comité de concertation du passage au "code jaune" sur le baromètre corona et quatre jours après sa mise en œuvre effective, comment évolue la situation sanitaire en Belgique ?

Steven Van Gucht et Yves Van Laethem, porte-paroles interfédéraux dans la la lutte contre le Covid-19, font le point ce vendredi.

Cas et hospitalisations en augmentation

Ce 11 mars, cela fait tout juste deux ans que l'OMS proclamait la situation de pandémie liée au Covid-19 dans le monde. "À l'occasion de cette date anniversaire, nous espérions pouvoir vous dire que les chiffres continuaient à évoluer dans le bon sens, malheureusement ce n'est pas le cas", débute Yves Van Laethem lors de la conférence de presse donnée par Sciensano.

Après une longue période de diminution des différents marqueurs, la Belgique connaît en effet à nouveau une augmentation des cas dans le pays (+15%), ainsi qu'un léger rebond dans les admissions à l'hôpital (+ 8%). "Ce n'est pas une surprise", commente l'infectiologue. Selon lui, plusieurs facteurs expliquent l'inversion de ces deux courbes : le passage du code rouge au code orange décidé il y a trois semaines, le réouverture du monde de la nuit, la tenue de certains carnavals ainsi que les vacances au ski où les contacts se sont multipliés.

Il est cependant encore trop tôt pour que le passage au code jaune entré en vigueur ce lundi ait un impact sur les chiffres.

Rebond limité

Pour Yves Van Laethem, il ne s'agit cependant pas d'un signal pour renforcer les règles, d'autant que le nombre de patients actuellement hospitalisés (-7%) et en soins intensifs (-19%) continue de diminuer. "Il n'y a pas d'inquiétude à avoir, mais il s'agit de rester prudent et de garder un œil attentif sur la situation", estime-t-il.

Selon les données actuelles, le rebond que l'on connaît actuellement risque d'être limité, tant dans le temps que dans son impact. Ceci s'explique par l'immunité acquise par la population ces derniers mois grâce à la vaccination et l'arrivée du variant Omicron. 

Le testing, dernière barrière

Toujours est-il qu'avec une moyenne de 6.930 nouvelles infections au coronavirus détectées en moyenne chaque jour, la circulation virale reste importante dans le pays. "Le testing est une de nos dernières barrières pour faire face à la circulation du virus", explique l'infectiologue. "C'est pourquoi cette mesure de précaution ne peut être abandonnée dans l'immédiat". Les personnes symptomatiques doivent toujours se faire tester et observer un isolement de 7 jours en cas de résultat positif. 

En revanche, la CIM Santé a annoncé des changements de règle en ce qui concerne la quarantaine. À partir du 17 mars, les contacts à haut risque ne devront plus observer de quarantaine, qu'ils soient vaccinés ou non. Il leur est cependant conseillé de limiter leurs activités et porter un masque quand c'est possible. 

Point presse Sciensano du 11/03/2022: fin de l'urgence épidémique votée par le Parlement mais la vigilance et les réflexes pendant l'épidémie restent de mise, dernier point presse

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Sur le même sujet

13 mars 2022 à 21:06
1 min
12 mars 2022 à 09:39
3 min

Articles recommandés pour vous