Cinéma

Les Charlots, ces fous du stade depuis 50 ans

Les Charlots, ces rois du gag

© (Les Films Christian Fechner)

Il y a 50 ans, le 26 septembre 1972, sortait en salles "Les fous du stade", soit le meilleur film des Charlots. Souvenirs souvenirs…

Beaujolaiiiiiissssss…

C’est avec ce cri de guerre que Jean se lance dans la compétition, ces drôles de jeux (pas très) olympiques. Jean Sarrus, l’un des Charlots. Les Charlots, inoubliables médaillés d’or de la discipline Humour de potaches. Le 26 septembre 1972, il y a 50 ans jour pour jour, ils sortaient en salles l’un de leurs meilleurs films (si pas le meilleur), "Les fous du stade", une comédie sportive aux 5 millions de spectateurs. Notez que d’après la légende, dans une interview disponible sur Youtube, Jean Sarrus (toujours lui), lors de la présentation de ses mémoires, rapporte les propos de Jean-Guy Fechner pour qui le film aurait atteint les 50 millions d’entrées en… Inde, trustant par la même occasion les sommets du box-office indien et dépassant même "Titanic" !

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Dans cette histoire, tout démarre avec le relais de la flamme olympique. Il faut dire que les Jeux de Paris… ceux de 1976 (totalement fictifs) approchent à grands pas. Cette flamme traverse donc la France et passe par le petit village de Graveson, en Provence. Un village d’apparence bien calme malgré la présence des Charlots en vacances. Gérard l’un d’eux est tombé amoureux de Délice, la fille de l’épicier du coin. Oui mais voilà, Délice (Martine Kelly, vue et aimée dans "Les grandes vacances"), elle, n’a d’yeux que pour un beau et grand sportif qui doit participer aux JO. Qu’à cela ne tienne, Gégé et sa bande vont tout faire pour s’illustrer durant ces jeux…

Des charlots ces Charlots ? Pas vraiment
Des charlots ces Charlots ? Pas vraiment (Les Films Christian Fechner)

Pour toute une génération, la Génération X, le cinéma des Charlots est synonyme d’excellentes soirées devant la télé pour les gamins mais aussi d’éclats de rire car ils proposaient un gag quasi toutes les minutes. Sans oublier leurs folles courses-poursuites (à la Benny Hill). Mais aussi et encore leur humour (de) potache(s), leur liberté, leurs pieds de nez à l’autorité (surtout militaire), leur amour de la sieste, leur camaraderie, leur procrastination élevée au rang de discipline olympique, leur dilettantisme, leurs mobylettes aussi, tout cela faisait rêver. Et c’est tout cela que nous retrouvons dans ce film "Les fous du stade", réalisé par Claude Zidi ("Les sous-doués", "Les Ripoux", "L’aile ou la cuisse", "Astérix contre César", tout ça c’est lui), le deuxième avec les Charlots, sorte de suite (sans en être une) aux "Bidasses en folie" !

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Les Charlots représentaient à merveille l’humour des années 70. En pleine crise énergétique (déjà), leur sens du décalage réunissait tout le monde. Mais qu’importe la pantalonnade car tout était pensé sérieusement. D’où cette question : est-ce que les Charlots étaient de vrais charlots, au sens familier du terme, c’est-à-dire des pitres, des clowns, des fumistes, des personnes qui manquent de sérieux ? Non car tout était travaillé. Oui car tout faisait rire. Pour la bande composée de Gérard Rinaldi, Gérard Filippelli, Jean Sarrus, Jean-Guy Fechner, Luis Rego et Richard Bonnot, tout commence en musique en 1965. Ces 6 amis se font connaître sous le nom Les Problèmes. Ce groupe rock accompagne non seulement le chanteur Antoine et réalise les premières parties de Françoise Hardy, Johnny Hallyday, Claude François… et même les Rolling Stones ! Si si !

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Fuyant le côté sérieux du business, le groupe change de nom et de style : en devenant les Charlots, le groupe se lance dans la chanson humoristique. Aujourd’hui encore, vous connaissez leurs tubes par cœur comme "L’apérobic" ou "Paulette la reine des paupiettes". Le cinéma s’intéresse à eux dès le début des années 70. Le frère de Jean-Guy soit Christian Fechner, leur manager, devient leur producteur. Il se fera un nom plus tard en produisant entre autres les films de Patrice Leconte et de Michel Blanc.

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Au milieu des années 80, les Charlots se séparent et Gérard Rinaldi tente la grande aventure… du petit écran avec la série télé à succès "Marc et Sophie". Le groupe se reforme encore à quelques rares occasions, pour des soirées commémoratives et autres tournées chantées. Le décès de Gérard le 2 mars 2012 met un terme définitif à leurs éclats de rire… et aux nôtres.

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