Nutrition

Les céréales ont de plus en plus de place dans notre alimentation

Les céréales ont de plus en plus de place dans notre alimentation.

© Dimitrie Ragar/500px

13 oct. 2022 à 09:30Temps de lecture2 min
Par RTBF avec AFP

Les derniers épisodes de sécheresse, qui ont fragilisé les cultures en Belgique et dans une grande partie de l’Europe, nous ont rappelé combien blé, orge et autres petites graines ont toujours été essentiels à notre alimentation, soit en étant transformés pour atterrir directement dans notre assiette, soit pour nourrir le bétail que nous mangeons.

Les rayons s'enrichissent de variétés méconnues

En tout début d’année, juste avant que la guerre en Ukraine n’éclate et ne démontre au monde entier combien le pays de Volodymyr Zelensky constitue le grenier à blé du Vieux Continent, le Conseil international de céréales indiquait que le monde n’avait jamais autant consommé de céréales. Pour la campagne 2021/2022, la production mondiale a été évaluée à 2286 millions de tonnes, soit une hausse de 71 millions de tonnes par rapport à la production de 2020/2021, un record absolu "malgré une météo agricole difficile dans certaines parties du monde".

Des variétés ancestrales sont remises au goût du jour : millet, quinoa, sarrasin...

Et d’autres céréales moins connues du grand public débarquent en magasins (bio). Prenez le fonio. Les pays d’Afrique de l’Ouest le cultivent depuis des millénaires. La culture de cette graine à l’esthétique se situant entre le boulgour et le quinoa n’exige que très peu d’eau. C’est la raison pour laquelle on le prend en exemple. Le sorgho, dont les surfaces de cultures en France ont augmenté de 40% entre 2019 et 2020, gagne aussi en popularité grâce à sa plante très résistante aux fortes chaleurs.

Quelle sera la céréale du futur ?

En mars dernier, la NASA avait présenté dans une vidéo très concrète la manière dont le réchauffement climatique pourrait modifier les cultures céréalières dans le monde en 2100.

En prenant en compte les prévisions sur le climat à long terme et celles des émissions de gaz à effet de serre, on apprenait que le maïs serait le plus durement impacté avec une production mondiale potentiellement en baisse de 24%, alors que celle du blé augmenterait de 17% d’ici la fin du siècle.

En effet, la culture du maïs est affaiblie par les températures trop élevées mais celle du blé apprécierait les concentrations en dioxyde de carbone, dont l’effet serait bénéfique sur la photosynthèse.

La culture du blé devrait notamment progresser en Angleterre, en Russie, en Europe de l’Est, mais aussi en Turquie, en Syrie ou encore en Iran tandis qu’elle régresserait en Inde, deuxième producteur mondial actuel. Voilà qui ouvre un vaste champ des possibles…

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