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Les cercles d'étudiants homosexuels se rassemblent pour faire évoluer les mentalités

Rares sont les étudiants qui osent afficher leur homosexualité en public.
23 août 2012 à 08:53Temps de lecture1 min
Par OPPENS Xavier Van

"J’étais au bal de l’université avec mon compagnon. On se tenait la main. Lorsque nous avons commencé à danser, on a rapidement senti les regards hostiles, voire les réactions parfois très choquées…" Pas facile d'afficher son homosexualité sur un campus universitaire. Maxime en a fait récemment l'expérience. Heureusement, dit-il, je suis une grande gueule, je n'ai pas peur.

Ce n'est pas le cas de tout le monde. Pauline Lomami est présidente du CHEN, le Cercle homosexuel estudiantin de Namur. "Au sein du CHEN, je ne connais que trois couples qui s’assument parfaitement sur le campus. C’est une toute petite minorité par rapport aux nombreux membres qui viennent ici régulièrement. C’est quelque chose que nous voulons changer. C’est la raison même de l’existence de ces cercles."

La fréquentation des pages Facebook est très symptomatique. Les groupes secrets édités par les cercles homosexuels sont dix fois plus fréquentés que leurs pages publiques.

Pour augmenter leur visibilité et leur efficacité, les trois cercles homosexuels étudiants ont décidé de former une fédération. Elle regroupe le cercle de l'ULB, le plus ancien (fondé en 1982), celui de Liège et celui des facultés de Namur. Il n'y en a pas à Mons. Et il n'y a plus de cercle d'étudiants homosexuels à l'UCL depuis plusieurs années.

François Louis

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