L'Histoire continue

Les bombardements de l’Otan en Serbie et au Kosovo (opération Force Alliée) en 1999 résonnent encore dans le discours de Vladimir Poutine

Par Hélène Maquet via

Il y a près de 25 ans était menée l’opération Force Alliée. Le 24 mars 1999, des avions de l’Otan bombardent le Kosovo et la Serbie pour mettre fin à la guerre qui fait rage au Kosovo. En prenant la décision de bombarder la Serbie lors de cette 'Operation Allied Force', l’Otan déclare la guerre à un pays souverain, sans avoir obtenu le feu vert explicite du Conseil de Sécurité de l’ONU.


► Cet article est mis à jour dans le cadre d’une rediffusion estivale des épisodes de la saison 2022-2023 de L’Histoire continue sur La Première, du lundi au vendredi, de 13h à 14h.


En cette fin des années 1990, les anciennes républiques yougoslaves sont déchirées. La Croatie et puis la Bosnie-Herzégovine ont vécu des guerres d’indépendance terribles face à la Serbie. Toute la région est à genoux, quand la situation s’enflamme au Kosovo. Les indépendantistes kosovars réclament, à leur tour, l’indépendance. Le Kosovo est une région autonome, rattachée à la Serbie du président Milošević. Elle est très majoritairement peuplée de musulmans albanophones, alors que la Serbie est principalement orthodoxe.

Pourquoi l'Otan a bombardé la Serbie et le Kosovo en 1999 ?

Les bombardements réalisés dans le cadre de l'opération Force Alliée lancée par l'Alliance atlantique vont être justifiés par un événement précis qui a eu lieu au mois de janvier 1999 : le massacre de Racak, petit village du sud du Kosovo. Entre 45 et 51 personnes y perdent la vie. Dans la foulée, les négociations diplomatiques entamées entre autorités serbes et indépendantistes kosovars, pour aboutir à un règlement politique lors des Accords de Rambouillet organisés par le "groupe de contact" (Grande-Bretagne, Italie, France, Allemagne, États-Unis, Russie), se solderont par un échec.

L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord OTAN décide de bombarder, sans qu’il y ait de résolution du Conseil de Sécurité des Nations-Unies à New York. La légalité de ces bombardements est contestée. Cette séquence géopolitique intense résonne encore aujourd’hui, notamment dans les discours du président russe Vladimir Poutine, dans le contexte de l’invasion de l’Ukraine.

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