Economie

Les bières belges subissent les mauvaises rentrées fiscales françaises

Les bières belges subissent à la fois la hausse des accises sur les bières étrangères et la taxe sur le sucre.

© OLIVIER PAPEGNIES - BELGA

08 déc. 2013 à 17:40Temps de lecture1 min
Par Amandine Degand

Selon les estimations, les Français auraient déjà réduit leur consommation de bière d'environ 10%. Alors quel impact pour les brasseries de chez nous, celles qui exportent ?

Philippe Dumont s'occupe des exportations en France pour deux brasseries belges de taille moyenne. Dans les deux cas, sa fonction est stratégique. "La France représente une vingtaine de pourcents du volume des brasseries en fait". Un marché dont il ne pourrait se passer à l'heure actuelle.

Ce marché en pleine expansion est donc freiné par ces taxes imposées par le gouvernement français. Ce sont surtout les grosses brasseries belges qui en pâtissent. Les plus petites seraient jusqu'ici relativement épargnées.

Le commercial y voit deux raisons : d'abord leurs accises ont moins grimpé pour les petites brasseries : 80% de hausse, contre 160 % pour ceux qui exportent de gros volumes. Ensuite, l'effet de mode des bières spéciales belges perdure outre-quiévrain. "Il y a cet engouement, surtout pour les bières de qualité. Ils préfèrent prendre une bière de qualité et payer un peu plus cher. C'est un petit peu comme pour le vin".

En clair, jusqu'ici les ventes de Philippe Dumont tiennent le coup. Mais de nouvelles taxes pourraient faire beaucoup plus mal, précise-t-il. Au point que des brasseries belges s'adapte déjà.

Certaines seraient même en train d'aménager leurs recettes de bières fruitées... Histoire d'éviter cette nouvelle taxe annoncée sur le taux de sucre.

B. Schmitz
 

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