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Monde Moyen-Orient

Les autorités électorales turques consacrent la victoire du parti d'Erdogan

Les autorités électorales turques consacrent la victoire du parti d'Erdogan

Le Haut conseil électoral a proclamé jeudi les résultats officiels des élections législatives du 1er novembre en Turquie, qui consacrent la large victoire du parti islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan et sa majorité absolue au Parlement. "Le Parti de la justice et du développement (AKP) disposera de 317 sièges de députés à l'Assemblée nationale" qui en compte 550, a confirmé le président du Haut conseil électoral, Sadi Güven, lors d'une déclaration lue devant la presse.

L'AKP (49,5% des suffrages) est suivi du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) avec 25,3% des voix et 134 sièges, du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde) avec 10,7% et 59 sièges et du Parti de l'action nationaliste (MHP, droite) avec 11,9% et 40 sièges, a poursuivi M. Güven.

"Hormis certaines contestations qui ne changent en rien les résultats officiels, toutes les objections ont été rejetées", a-t-il ajouté. La participation a été de 85%.

Le Premier ministre actuel devrait rempiler

La publication des ces résultats ouvre la voie à la prestation de serment des députés, qui doit se dérouler le 17 novembre, puis à l'élection d'un nouveau président du Parlement. L'actuel Premier ministre Ahmet Davutoglu, chef de l'AKP, devrait être confirmé dans ses fonctions et chargé de former sa nouvelle équipe dans la foulée. Avec la majorité absolue, il est assuré de pouvoir gouverner jusqu'aux prochaines élections en 2019.

Le triomphe de l'AKP, au pouvoir depuis treize ans, a sonné comme une revanche pour M. Erdogan, fragilisé lors des élections de juin dernier par la perte de sa majorité absolue.

Le chef de l'Etat a d'ores et déjà annoncé son intention de réformer la Constitution actuelle, qui accorde l'essentiel du pouvoir exécutif au Premier ministre, afin de renforcer ses prérogatives. Ce projet est farouchement combattu par ses détracteurs, qui y voient un nouveau signe de sa dérive autoritaire.

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