La qualité de l’air est-elle aussi bonne que ce que les chiffres officiels disent ? L’association environnementale Greenpeace en doute… Surtout en ce qui concerne le dioxyde d’azote, cette molécule polluante, émise, entre autres, par les véhicules diesel.
Grâce à des mesures ponctuelles effectuées dans l’habitable d’une voiture, roulant sur des axes routiers fréquentés en pleine heure de pointe à Bruxelles et Liège, Greenpeace s’est alarmé de pics de pollution assez élevés. Et a envoyé une mise en demeure aux gouvernements wallon et flamand, en raison de l’impact majeur de la pollution de l’air sur la santé humaine.
Ces mesures, prises à un moment donné, ne font bien sûr pas office de référence, mais mettent en exergue la problématique des "points chauds" de pollution, ces lieux (majoritairement urbains) où la pollution se concentre et peut atteindre des concentrations dangereuses pour la santé, à très court-terme. Ces points chauds sont aussi appelés "canyons urbains", et ne seraient pas assez pris en compte lors de l’évaluation de la qualité de l’air, selon l’asbl.
Carlo Di Antonio, ministre en charge de l’Environnement en Wallonie, est d’accord avec Greenpeace sur le fait que les taux de polluants, et plus particulièrement d’oxydes d’azote, sont encore trop élevés dans l’air, bien qu’ils répondent aux normes imposées par l’Union européenne, dans sa directive 2008/50/CE sur la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe, d’application depuis janvier 2010.



























