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"Les Anarchistes", violence et sentiments dans le Paris de la fin du XIXe siècle

LES ANARCHISTES (Adèle Exarchopoulos, Tahar Rahim) - Bande Annonce

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Dans le Paris de 1899, un jeune policier chargé d'infiltrer un groupe d'anarchistes tombe amoureux d'une de ses membres. Avec "Les Anarchistes", Elie Wajman livre une film d'époque qui mêle violence et sentiments, avec Tahar Rahim et Adèle Exarchopoulos.

"J'ai une passion pour les histoires d'infiltrés, un de mes films préférés est Donnie Brasco, de Mike Newell (avec Johnny Depp)", explique Elie Wajman, qui signe son deuxième long métrage, après le remarqué Alyah en 2011.

"J'ai donc eu envie d'immerger un personnage, un policier sans aucune idéologie dans un milieu qui serait exactement son contraire, un groupe très politisé et plein de révolte", ajoute le cinéaste.

Présenté en ouverture de la Semaine de la critique au dernier Festival de Cannes, le film raconte comment le brigadier Jean Albertini (Tahar Rahim) est chargé par sa hiérarchie d'espionner un groupe de libertaires en se faisant passer pour l'un d'eux.

C'est là qu'il va faire la connaissance de Judith (Adèle Exarchopoulos), dont il va tomber amoureux. Tiraillé entre son sens du devoir et ses sentiments, il va devoir choisir.

"Tahar s'est incroyablement investi dans le film et dans son personnage. C'est un acteur technique, précis. Il sait que c'est par cette technique qu'il peut atteindre le sentiment. Comme lui, Jean doit faire l'acteur, composer", explique Elie Wajman.

L'acteur est très crédible en jeune policier pauvre et orphelin, amoureux des lettres (il dit avoir appris tout ce qu'il sait grâce à Victor Hugo) et dont la loyauté va être mise à rude épreuve.

A ses côtés, Adèle Exarchopoulos campe avec justesse une jeune femme libre et engagée.

"Il a fallu que je m'imprègne de cette notion politique (de l'anarchisme) et de cette période. J'ai dû m'adapter à la langue de l'époque, aux costumes", a expliqué à l'AFP l'actrice de 21 ans.

"Ce qui est intéressant dans le personnage de Judith, c'est qu'il est rempli de failles, d'interrogations (...). Elle est devenue anarchiste par amour et non par haine", ajoute celle qui fut Palme d'or à Cannes en 2013 pour son rôle dans "La Vie d'Adèle", associée Léa Seydoux.

L'actrice sera au générique du prochain film de Sean Penn, "The Last Face", où elle interprète une jeune volontaire qui s'occupe de réfugiés aux côtés de Charlize Theron et Javier Bardem.

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